L'UE attend 3 millions de migrants en 3 ans, bon pour l'économie

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LA CE VOIT DES BIENFAITS POUR L'ÉCONOMIE EUROPÉENNE AVEC L'ARRIVÉE DE MILLIONS DE MIGRANTS
LA CE VOIT DES BIENFAITS POUR L'ÉCONOMIE EUROPÉENNE AVEC L'ARRIVÉE DE MILLIONS DE MIGRANTS

par Jan Strupczewski

BRUXELLES. (Reuters) - La Commission européenne table sur l'arrivée de trois millions de demandeurs d'asile dans l'Union d'ici la fin 2017, un mouvement qui devrait soutenir la croissance économique et pourrait même bénéficier à long terme aux finances publiques grâce à l'intégration d'une partie des réfugiés dans la population active.

Dans ses prévisions économiques d'automne, l'exécutif communautaire dit s'appuyer, pour estimer l'impact économique de l'afflux de demandeurs d'asile, sur l'hypothèse d'un million d'arrivées cette année, 1,5 million en 2016 et 500.000 en 2017.

Si les réfugiés dont la demande d'asile est acceptée ont le même niveau de qualifications que les citoyens des pays qui les accueillent, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de l'UE pourrait augmenter de 0,21 point de pourcentage l'an prochain et de 0,26 point en 2017.

S'ils sont moins qualifiés, leur contribution positive à la croissance serait inférieure, de 0,14 point en 2016 et de 0,18 point l'année suivante, précise la CE.

Ce mouvement d'immigration aurait parallèlement un impact très limité sur les finances publiques de l'Union: il creuserait le déficit budgétaire cumulé des pays membres de 0,04 point de PIB en 2016 comme en 2017 mais le réduirait de 0,03 et 0,05 point respectivement en 2019 et 2020, montrent les simulations de la Commission.

"Même inéquitablement réparties entre les pays, les dépenses publiques supplémentaires estimées liées à l'arrivée de demandeurs d'asile sont limitées pour la plupart des Etats membres", conclut-elle.

Pour les pays de transit les plus concernés, le coût budgétaire serait au maximum de 0,2% du PIB cette année avant de revenir vers zéro l'an prochain.

Pour les pays considérés comme des destinations finales pour les demandeurs d'asile, comme l'Allemagne, l'impact serait là encore de 0,2% du PIB au maximum pour 2015 mais il augmenterait légèrement pour certains en 2016.

En Suède, qui figure parmi les pays dans lesquels la part des réfugiés dans la population totale est la plus élevée, le coût budgétaire serait plus élevé, de l'ordre de 0,5 point du PIB cette année, et la contribution à la croissance plus faible, précise la Commission.

(Jan Strupczewski; Marc Angrand pour le service français)

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  • Pathor le jeudi 5 nov 2015 à 15:24

    Une fois de plus la trilatérale a donné des ordres et la commission européenne s'exécute, les lobies industriels doivent être satisfait car ils vont avoir de la main d'oeuvre pas cher en Allemagne, à 500 € par mois l'esclave ils vont pouvoir augmenter leurs profits...

  • herve433 le jeudi 5 nov 2015 à 14:46

    pour créer de la richesse, il faudrait déjà qu'ils bossent....

  • gnapi le jeudi 5 nov 2015 à 14:34

    Au sujet du faible impact qu'aurait (au conditionnel, même l'AFP n'ose être affirmative) cette déferlante sur les économie, c'est contraire aux déclarations du ministre allemand des finances fédérales. C'est bizarre : la pratique ne confirme pas du tout cette affirmation au conditionnel ...

  • odnaz le jeudi 5 nov 2015 à 14:27

    Si Bruxelles dit que c'est bon, alors sauve qui peut. Bruxelles fait fi des peuples , mais quand ces derniers vont réagir Juncker et ses acolytes auront intérêt à courir vite.

  • M1765517 le jeudi 5 nov 2015 à 14:11

    ne laissons pas dire que c'est une chance, c'est l'abandon des couches moyennes !

  • delapor4 le jeudi 5 nov 2015 à 14:09

    On n'est trahi que par les siens.

  • M4709037 le jeudi 5 nov 2015 à 13:50

    je n'ai pas confiance dans Bruxelles et ses infos le plus souvent manipulées contraires à la vérité afin de tromper les citoyens.