L'offensive des anti-IVG

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Simone Veil, le 26 novembre 1974, défend sa proposition de loi autorisant l'interruption volontaire de grossesse à l'Assemblée nationale.
Simone Veil, le 26 novembre 1974, défend sa proposition de loi autorisant l'interruption volontaire de grossesse à l'Assemblée nationale.

À quelques jours de l'examen à l'Assemblée nationale d'une proposition de résolution réaffirmant "le droit fondamental" à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), L'Église de France monte au créneau. La députée PS Catherine Coutelle a déposé un texte qui réaffirme le droit à l'avortement et qui sera examiné le 26 novembre, jour anniversaire de l'examen de la loi Veil qui, il y a 40 ans, avait autorisé l'avortement en France. Ce texte "réaffirme l'importance du droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse pour toutes les femmes, en France, en Europe et dans le monde, rappelle que le droit universel des femmes à disposer librement de leur corps est une condition indispensable pour la construction de l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, et d'une société de progrès, affirme le rôle majeur de la prévention, et de l'éducation à la sexualité, en direction des jeunes, affirme la nécessité de garantir l'accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée et à l'avortement sûr et légal, souhaite que la France poursuive son engagement au niveau européen, comme international, en faveur d'un accès universel à la planification familiale".

Il a reçu l'approbation de tous les présidents de groupe à l'Assemblée, dont Christian Jacob (UMP) et Philippe Vigier (UDI), mais il fait l'objet d'un lobbying intensif de la Fondation Lejeune, qui milite depuis quarante ans, contre ce droit. Les...

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