L'Iran, meilleur "allié" des États-Unis en Irak

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Rare cliché de l'homme de l'ombre de Téhéran, le général Qassem Suleimani, en compagnie de soldats kurdes peshmergas irakiens.
Rare cliché de l'homme de l'ombre de Téhéran, le général Qassem Suleimani, en compagnie de soldats kurdes peshmergas irakiens.

L'échec des négociations sur le nucléaire iranien n'a pas eu raison de l'inexorable rapprochement entre la République islamique et les États-Unis. Au contraire, le Pentagone a révélé mardi que des avions de chasse iraniens avaient lancé des frappes dans l'est de l'Irak contre l'organisation État islamique" (EI). "Nous avons des indications qu'ils ont lancé des raids aériens avec des avions F-4 Phantom ces derniers jours", a déclaré à l'Agence France-Presse le contre-amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone. Ces mêmes appareils, utilisés par l'US Air Force lors de la guerre du Vietnam il y a quarante ans, sont toujours en service dans l'armée de l'air iranienne. Si ces raids étaient confirmés, l'Iran deviendrait alors le 13e pays à frapper l'organisation djihadiste en Irak ou en Syrie, après les États-Unis, la Jordanie, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn, la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, l'Australie, le Canada, les Pays-Bas. Problème, la République islamique ne fait pas partie de la coalition internationale mise sur pied par les États-Unis en septembre, notamment en raison du refus de l'Arabie saoudite, son grand rival régional sunnite, de voir l'Iran chiite combattre dans le camp occidental. Accord taciteAinsi, le Pentagone a pris soin de rappeler mardi qu'il n'y avait aucune collaboration entre Washington et Téhéran. "Rien n'a changé concernant notre politique selon laquelle nous ne coordonnons...

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