L'impossible rassemblement de la gauche

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L'Assemblée nationale pendant le discours de politique générale de Manuel Valls, mardi dernier.
L'Assemblée nationale pendant le discours de politique générale de Manuel Valls, mardi dernier.

France Inter : Ce matin, une question, entre le discours de Manuel Valls et la grande conférence de presse de François Hollande : le PS va-t-il éclater ?

Charlotte Chaffanjon : Sur le papier, il y a de moins en moins de raisons. Depuis la rentrée, Manuel Valls a discrètement infléchi son discours. Comme le demandent les plus à gauche au PS, il ne dit plus qu'atteindre les 3 % de déficit est l'objectif principal. Au contraire, puisque la France ne s'imposera pas d'aller en dessous de 4,3 % en 2015. Et puis il ne manque plus une occasion de rappeler aux entreprises qu'elles doivent apporter des contreparties au pacte de responsabilité. Il souligne l'importance du dialogue social, il annonce un geste pour les petites retraites, il veut supprimer une tranche de l'impôt sur le revenu. En gros, il veut redonner du pouvoir d'achat pour que la relance arrive aussi par la consommation. On dirait du Montebourg ! Mais, malgré tout ça, les frondeurs continuent de fronder. On l'a vu : 32 socialistes se sont abstenus lors du vote de confiance.

Pourquoi ?

Les frondeurs n'ont tout simplement pas digéré que Manuel Valls arrive si haut, si vite. Ils n'en reviennent pas de voir ce Sarko de gauche, qui avait fait un score ridicule à la primaire de 2011, leur dicter la voie à suivre. Les plus à gauche, les proches de Benoît Hamon, d'Arnaud Montebourg, de Martine Aubry, ne reconnaissent pas l'autorité de Valls parce qu'ils la prennent pour de...

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