L'immobilier coté, meilleur placement sur 40 ans

le
2

Les foncières cotées en Bourse arrivent en tête des placements les plus rémunérateurs sur 40 ans. Suivent les actions et l’investissement dans des logements parisiens.

Quel est l’investissement le plus rentable sur 40 ans? L’immobilier coté en Bourse. «Les foncières cotées sont nettement en tête du palmarès des performances (*) quelle que soit la période», explique Charles-Henri de Marignan, analyste à l’Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière (IEIF), qui a comparé la rentabilité (taux de rentabilité interne ou TRI) des actifs financiers et de l’immobilier entre 1975 et 2015. Ces sociétés investies dans de l’immobilier de bureaux et commercial ont rapporté en moyenne entre 8,8% et 14,2%. «Leur performance a été fortement dynamisée par la création du statut SIIC (Société d’investissement immobilier cotée) en 2002, qui leur a permis d’adopter une gestion dynamique de leur patrimoine immobilier au travers d’une politique active d’arbitrage et de diversification», explique l’étude. Ces sociétés tirent également parti de la baisse des taux d’intérêt pour investir.

Les foncières devancent les autres actions cotées à la Bourse de Paris (indice SBF 250), qui ont rapporté entre 2,2% et 13,2% en moyenne (par décennie). Ce qui peut surprendre, car habituellement les actions sont considérées comme l’actif le plus rentable. «Au cours des 10 à 15 dernières années, les marchés actions ont vécu plusieurs crises (éclatement de la bulle Internet, crise financière de 2008, 2011...)», justifie Charles-Henri de Marignan.

Les logements à Paris ont été détrônés

L’immobilier parisien est tombé de son piédestal. Certes, il arrive en troisième position des placements les plus rentables sur 40 ans (12,7%). Mais, il ne figure plus dans le trio de tête sur 5 ans (3,6%) et 10 ans (6,9%). «2015 correspond à un point de rupture pour le classement du logement à Paris sur courte et moyenne période, arrivant en 5ème et 10ème position», note l’étude. En cause? «Le tassement récent des prix et la faible hausse des loyers, voire leur baisse en 2015, en raison de l’encadrement des loyers dans la capitale, ont directement impacté les performances sur 5 ans», explique Charles-Henri de Marignan, auteur de l’étude.

Très prisées par les épargnants depuis quelques années, les SCPI (10,6% en 40 ans), ces sociétés investies dans de l’immobilier commercial, de bureau et dans une moindre mesure des logements, arrivent en quatrième position des actifs les plus rémunérateurs en 40 ans. Elles sont suivies par les obligations (6,8%). Toutefois, cette classe d’actifs fait les frais depuis au moins deux ans, de la chute des taux d’intérêt. L’assurance-vie (6,5%), dont les fonds en euros sont très largement investis en obligations vient ensuite. Suivent l’or (5,7% en 40 ans) et le Livret A (5,2%).

(*) Performance calculée à partir du taux de rentabilité interne (ou TRI) sur des périodes de temps relativement longues qui intègrent un prix d’entrée, un prix de sortie. «L’immobilier est un actif de long terme qui supporte des frais et des droits élevés. L’approche la plus appropriée pour mesurer sa performance est donc la séquence des revenus intermédiaires», souligne l’étude.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • ericlyon il y a 6 mois

    Information qui n'a pas beaucoup d'intérêt, les 40 prochaines années n'auront rien à voir avec les 40 dernières.

  • surfer1 il y a 6 mois

    Scpi avec ou sans les frais ? TRES grosse différence ...