L'île privée fait toujours rêver... même les milliardaires

le
0

EN IMAGES - Pour les plus fortunés, ceux qui ont de plus de 30 millions de dollars à investir, s’offrir une île reste une manière de s’affirmer et de se différencier. Robinsons de luxe, protecteurs de la flore ou hommes d’affaires avisés, les profils diffèrent.

Même si la crise de 2008 n’a pas épargné les îles, habiter sur l’un de ces petits bouts de terre, voire s’en offrir un, reste une valeur sûre chez les ultrariches. Les récentes emplettes îliennes de Mark Zuckerberg à Hawaï pour 100 millions de dollars, après les 600 millions investis dans la même région par le PDG d’Oracle, Larry Ellison, viennent de le rappeler.

Selon une étude menée par le courtier immobilier Savills, le promoteur britannique Candy & Candy, en collaboration avec Deutsche Asset & Wealth Management, les Bermudes, les Bahamas et les îles Anglo-Normandes sont les archipels préférés des investisseurs disposant de plus de 30 millions de dollars à placer. Une belle maison bien située se vend en moyenne 4 millions de dollars sur le premier, 1,7 million sur le deuxième et 2,5 millions sur le troisième.

«Le retour sur investissement n’est pas la première motivation des acheteurs, souligne Nicholas Candy, PDG de Candy & Candy. Ils recherchent la cachette ultime et une occasion de modeler leur propre univers.» Selon les spécialistes, cette clientèle se divise en trois catégories. Il y a d’un côté des personnes soucieuses de l’environnement qui souhaitent protéger la faune et la flore de leur coin de paradis. C’est l’approche de l’acteur Johnny Depp sur son île des Bahamas, Little Hall’s Pond Cay, où aucune construction n’a été réalisée.

Pour une part grandissante des acheteurs, fatigués par la ville, ces petits bouts de terre représentent le luxe ultime par leur rareté et leur côté caché. C’est, pour eux, un accès à un mode de vie unique: celui d’un Robinson, le confort en plus.

Quant à la dernière catégorie d’acquéreurs, moins désintéressée, elle mise sur des lieux pouvant être développés et loués au prix fort. Le milliardaire britannique Richard Branson dispose ainsi d’un pied-à-terre familial dans l’une des îles Vierges mais n’oublie pas de le proposer à la location à plus de 50 000 dollars par nuit. Quant à Dietrich Mateschitz, fondateur de Red Bull, il a fait de son havre fidjien de Laucala une destination prisée des plus fortunés.

Au final, ce palmarès fait la part belle aux clientèles et aux destinations anglo-saxonnes. C’est encore là que se trouvent bien des fortunes mondiales, mais aussi des îles offrant une fiscalité encore plus paradisiaque que le paysage. Par ailleurs, plusieurs îles de ce top 20 sont situées à proximité de villes américaines. Cela n’empêche pas l’Europe d’être bien représentée dans la catégorie des «îles de loisirs».

Au top 10 des ultrariches, lorsqu’il s’agit de vacances, ils apprécient les Baléares (n°4), les Îles ioniennes (n°5), la Sardaigne (n°7) et Islay (n°8) en Écosse (voir vidéo). Quant aux Asiatiques, ils commencent tout juste à s’intéresser au phénomène avec le développement de projets dans la province de Haïnan, une île tropicale du sud de la Chine, ou à Jeju, un site volcanique en Corée du Sud. Quant aux bourses moins bien garnies, elles peuvent malgré tout rêver d’îles. Le courtier spécialisé Vladi Private Islands en propose une pour moins de 500.000 euros (350.000 livres, tarif affiché). Pour ce prix, l’acheteur disposera de 250.000 m2 de terrain au large de l’Ecosse. Revers de la médaille: l’endroit est inhabité depuis un siècle, ne comporte que deux bâtisses en ruine et n’est accessible que par hélicoptère à la mauvaise saison. Sans parler du climat de l’extrême nord du Royaume-Uni…

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant