L'île d'Yeu, un paradis encore abordable

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On y arrive en bateau, pour explorer ses 23 km² à vélo ou à pied. Mais quand le charme agit, et qu’on veut y poser ses valises, s’offrir une de ses maisons blanches aux volets colorés coûte quand même quelques centaines de milliers d’euros.

C’est la lumière, ici, qui laisse les plus beaux souvenirs…. Si particulière, sur l’île d’Yeu, elle fait vibrer les couleurs, celles du quai de Port Joinville, des bateaux de pêcheurs, des maisons blanches aux volets bleus, gris, rouges ou jaunes, des jardins fleuris d’hortensias, et même celle de la mer qui vire du bleu au gris délavé quand le ciel se couvre.

De cette île encore préservée, qu’aucun pont ne relie au continent, contrairement à sa voisine Noirmoutier, les touristes (les «crabzingues» comme les appellent les Islais, du nom des crabes noirs qui courent entre les rochers sur les plages du nord de l’île) pourront faire le tour à vélo dans la journée. Et pourtant, ils auront traversé des paysages très différents. Les plages du nord-ouest, comme celle de la Gournaise, pleines de rochers, rappellent celles de Bretagne. Quelques tours de roue, et la Côte sauvage, dominée par le Grand Phare, déroule ses petites falaises, et ses étendues d’herbe rase. On s’y croirait en Irlande. Elle mène aux plus belles criques de l’île, dont les courants parfois violents ne découragent pas les baigneurs.

Le charme de Saint-Sauveur, près des Vieilles

Voici maintenant le vieux port tranquille de la Meule, dominé sur la hauteur par la petite chapelle blanche. Un peintre amoureux d’Yeu, Stéphane Pinson-Berthet, y expose ses toiles abstraites, où l’œil, surpris, retrouve les couleurs de l’île. Plus loin, ce sera la plage des Vieilles, la préférée des enfants, le village paisible mais chic de Saint-Sauveur, ses ruelles serrées autour de la belle église restaurée, et une pause dégustation à La Dilettante, un bar à vin qui, à lui seul, vous met la tête en vacances.

Continuer le périple, c’est retrouver de longues plages blondes, comme la Vendée sait les faire, profiter des sentiers boisés et des pistes cyclables pour pédaler en liberté, s’amuser de croiser sur la route des légions de 2CV et autres AMI 6, qui ailleurs auraient leur place au musée, et profiter le soir venu du rituel concert à la terrasse de l’Escadrille, sur le quai de Port Joinville.

Moins onéreuse que l’île de Ré

Quand le charme agit, on lève le nez du vélo pour chercher la plus charmante demeure, celle qu’on aimerait s’offrir. Celles à vendre ne manquent pas, et sont bien onéreuses qu’à l’île de Ré. Mais pour une modeste maison de village à rénover sans jardin, tout juste agrémentée d’une courette ou d’une terrasse, il faudra quand même déjà débourser autour de 150.000 euros.

Un jardinet ou une plus grande cour bien exposés, et trois ou quatre pièces en bon état feront monter le prix du rêve entre 250.000 et 350.000 euros. Comme cette maison sympathique, dans Port Joinville, avec une grande cour et trois chambres (85 m²), vendue récemment 280.000 euros. Ou à La Meule, cette ancienne maison de pêcheur typique, toute rénovée, avec trois chambres et un petit jardin, qui a trouvé preneur pour 350.000 euros.

Entre 250.000 et 350.000 euros

Ce sont ces «premiers prix» qui partent aujourd’hui le plus vite sur l’île. Car même si les tarifs ont chuté de 20 % à 25 % depuis 2008, les acheteurs ont des budgets plus serrés qu’autrefois. Mais après la plage des Vieilles, entre la Croix et la Pointe des Corbeaux, une belle maison de 98 mètres carrés et son grand jardin (1600m²), sans nuisance, est quand même partie pour 445.000 euros. Et pour les plus belles maisons, grandes propriétés de parfois cinq chambres, souvent récentes et construites sur de vastes jardins, il faut compter jusqu’à 700.000 ou 750.000 euros. Avec une vue sur la mer, rare sur l’île, certains vendeurs prétendent même obtenir près d’un million d’euros.

Plus proche des belles plages, c’est la partie de l’île entre Port Joinville et la Meule, jusqu’à l’extrémité sud est dominée par le Phare des Corbeaux, qui a le plus de succès auprès des acquéreurs. Pourtant moins construit, plus sauvage, le Nord-ouest est un peu moins cher. C’est pourtant là que le soir, que la mer est la plus belle.

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