L'honneur perdu de Jean-Marc Ayrault

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L'honneur perdu de Jean-Marc Ayrault
L'honneur perdu de Jean-Marc Ayrault

Coucou, revoilà Jean-Marc Ayrault ! Locataire de Matignon de mai 2012 au printemps 2014, il fut un Premier ministre contesté, désavoué et raillé par la quasi-totalité de ses ministres, dont Manuel Valls alors à l'Intérieur, les écologistes, Ségolène Royal et les ténors du PS qui le court-circuitaient en négociant directement (et par SMS) avec le président de la République. Au lendemain d'une cuisante défaite aux municipales, celui-ci le congédia sans sommation ni ménagement. On entendit alors une dernière salve de critiques à l'attention de cet homme effacé et austère à qui l'on reprochait de ne pas tenir ses troupes, de manquer d'autorité et de ne pas avoir su s'imposer.

Près de deux ans plus tard, redevenu député, Ayrault débarque au Quai d'Orsay ! Qu'a-t-il obtenu en échange de ce retour au bercail ? Rien, si ce n'est un nouveau plat de couleuvres qu'il est contraint d'avaler. Ségolène Royal, qui fut l'une de ses plus cruelles adversaires, élargit son ministère de l'Environnement en devenant « chargée des Relations internationales sur le climat ». Une fonction jusqu'ici dévolue à Laurent Fabius, le prédécesseur d'Ayrault au ministère des Affaires étrangères. On imagine aisément que la madone du Poitou s'est roulée par terre pour obtenir cette peau supplémentaire, et qu'elle veillera à une exploitation extensive de cette nouvelle mission. Dès lors qu'il sera question du sort d'un ragondin en Roumanie ou de...

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