L'extrême droite genevoise affiche le label "zéro frontalier"

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François Hollande en visite en Suisse a appelé à une solution européenne qui préserve les droits des travailleurs frontaliers.
François Hollande en visite en Suisse a appelé à une solution européenne qui préserve les droits des travailleurs frontaliers.

Les slogans de l'extrême droite genevoise commencent à donner la nausée à Michel Charrat, le président du Groupement transfrontalier européen, fort de 35 000 adhérents. "Nous avons tout lu et tout entendu : depuis la racaille jusqu'à l'éradication. Des propos qui auraient dû soulever des vagues de protestation chez nos voisins. Malheureusement, rien, ou pas grand-chose", déplore-t-il. Le Mouvement citoyens genevois (MCG) a non seulement lancé le label "zéro frontalier", mais il a déposé un projet de loi pour rendre ce slogan obligatoire pour "toutes les entités publiques, parapubliques ou subventionnées", et facultatif pour les entreprises privées. Éric Stauffer, le leader du MCG, montre l'exemple en inondant la ville d'Onex (20 000 habitants, dans la périphérie de Genève), dont il est l'élu, de grandes affiches vantant "Onex, ville de progrès, commune zéro frontalier". "Cela me rappelle une période à laquelle on n'aimerait plus avoir à faire", déplore de son côté Christian Dupessey, le maire d'Annemasse, en Haute-Savoie. En clair, une époque où fleurissaient les écriteaux "Ce magasin est aryen". Cette nouvelle provocation du MCG va-t-elle lui permettre de progresser aux élections municipales de dimanche prochain, 19 avril, dans le canton de Genève ? Progression attendue des nationalistes En 2007, le MCG n'avait eu que 12 élus (et l'Union démocratique du centre, l'autre formation nationaliste, 27). Mais en 2011,...

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