L'Eurogroupe invité à se réunir rapidement sur la Grèce

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DONALD TUSK APPELLE L'EUROGROUPE À SE RÉUNIR RAPIDEMENT SUR LA GRÈCE
DONALD TUSK APPELLE L'EUROGROUPE À SE RÉUNIR RAPIDEMENT SUR LA GRÈCE

BRUXELLES (Reuters) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a invité mercredi l'Eurogroupe à fixer rapidement une date pour sa prochaine réunion sur la Grèce afin de ne pas entretenir l'incertitude sur la capacité du pays à tenir ses engagements financiers.

Les ministres des Finances de la zone euro ont renoncé à se réunir jeudi sur le dossier comme ils l'avaient prévu, expliquant avoir besoin d'un délai supplémentaire pour débattre des deux plans de réformes censés débloquer de nouveaux prêts à Athènes.

"Nous devons éviter une période de nouvelle incertitude pour la Grèce. Il nous faut donc une date précise pour la nouvelle réunion de l'Eurogroupe dans un avenir proche, et je ne parle pas de semaines mais de jours", a déclaré Donald Tusk à la presse.

Le président du Conseil européen a dit être en contact étroit à ce sujet avec le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

A Berlin, une porte-parole du ministre des Finances Wolfgang Schaüble a déclaré que de nouvelles discussions entre experts étaient nécessaires avant que l'Eurogroupe puisse se réunir.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a réclamé mardi la tenue d'un sommet extraordinaire de la zone euro pour discuter d'un troisième plan de sauvetage pour la Grèce. C'est Donald Tusk qui, en tant que président des sommets européens, serait habilité à le convoquer.

Mais Wolfgang Schaüble a jugé inutile un tel sommet, soulignant que la question de la dette grecque était du "domaine de compétences" de l'Eurogroupe.

Les créanciers internationaux de la Grèce (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) ont demandé vendredi dernier à Athènes de préparer une série de mesures d'économie additionnelles qui seraient adoptées par le Parlement mais mises en oeuvre uniquement en cas de besoin, pour s'assurer qu'Athènes tiendra bien ses objectifs budgétaires.

Sans ces mesures additionnelles, les créanciers refusent de débloquer de nouveaux prêts ou d'ouvrir des discussions sur un allègement de la dette grecque.

La porte-parole du gouvernement grec, Olga Gerovassili, a accusé mercredi le FMI de saper les efforts pour parvenir à un compromis. Athènes, a-t-elle ajouté, est prêt à discuter de la création d'un mécanisme automatique de réduction des dépenses, mais n'ira pas au-delà.

Athènes compte sur un accord pour permettre le versement de jusqu'à cinq milliards d'euros de nouveaux prêts qui lui permettraient d'honorer les 3,5 milliards à rembourser au FMI et à la BCE en juillet tout en assurant le fonctionnement de l'Etat.

(Jan Strupczewski; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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