L'état des lieux se transforme en visite virtuelle pour éviter les litiges

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VIDÉO - Désormais l’état des lieux existe en version high tech avec photos à 360° et zoom pour contrôler les détails. Un outil pour limiter les interprétations divergentes entre locataires et propriétaires.

C’est une formalité qui a tendance à empoisonner les relations entre locataires et propriétaires (pas toujours au beau fixe comme le relatait récemment le Figaro immobilier). L’état des lieux de sortie qui peut déboucher sur une retenue sur le dépôt de garantie se transforme parfois en concours de mauvaise foi. La technologie pourrait peut-être apaiser cette relation ou au moins fournir un outil plus fiable et indiscutable que l’état des lieux classique sur papier, éventuellement agrémenté de quelques photos.

La société Opéra groupe, leader français de l’état des lieux locatifs, propose en effet un état des lieux revisité, baptisé EDL Visio. La technologie n’a rien de révolutionnaire pour les internautes de plus en plus habitués aux visites virtuelles, mais elle offre un niveau de précision qu’il était impossible d’obtenir auparavant. Le logement est entièrement couvert par une prise de vues à 360° et l’on peut ensuite naviguer à travers l’appartement et zoomer pour inspecter les détails. État du parquet, trous dans le mur, petits et grands dégâts... Il devrait être plus facile de comparer l’état du logement entre l’entrée et la sortie d’un locataire. Et cet élément multimédia s’accompagne d’un récapitulatif écrit, traditionnel mais disponible en ligne avec la visualisation.

Éviter les déplacements pour un devis

«L’état des lieux est traditionnellement une source de tension entre propriétaires et locataires qui défendent chacun leur intérêt, souligne Gille Humblot, PDG d’Opéra groupe. Il est logique qu’il y ait un tiers pour les départager en s’appuyant sur un support de qualité.» A l’en croire, cet état des lieux aurait un autre atout: obtenir un devis pour les travaux de remise en état sans faire se déplacer un artisan. «Le montant moyen retenu sur le dépôt de garantie en cas de dégradations est de 450 à 500 euros, explique Gilles Humblot. Pour ce montant, il est difficile ou coûteux de faire se déplacer deux fois les corps de métier.» Selon ce spécialiste, les dégradations les plus courantes concernent les trous dans les murs avec des chevilles et les joints périphériques de baignoire abîmés sans oublier les éclats divers.

Pour l’instant, cette formule visuelle est disponible dans les principales villes françaises et utilisée surtout par les administrateurs de biens ainsi que quelques clients individuels. Côté tarifs, Opéra groupe évoque un coût moyen autour de 3 euros par mètre carré (à répartir par moitié entre le propriétaire et le locataire), le tarif étant plus élevé pour les petites surfaces. Pour rappel, la loi Alur prévoit qu’en cas de recours à un intermédiaire pour rédiger l’état des lieux d’entrée, les frais sont partagés entre le locataire et le propriétaire. La part du locataire est plafonnée à 3 euros par mètre carré de la surface habitable du logement et ne peut pas dépasser celle du bailleur. L’état des lieux de sortie est, quant à lui, à la charge exclusive du bailleur.

Les conseils d’Eric Roig, directeur-fondateur de droit-finances.net

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