L'État demande l'immobilisation de 1300 voitures «potentiellement dangereuses»

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Les propriétaires des véhicules concernés ont été victimes d'une escroquerie aux expertises mais sont restés silencieux malgré les courriers du ministère de l'Intérieur les invitant à faire effectuer les réparations nécessaires.

Le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, leur avait déjà écrit deux fois depuis la mi-septembre pour les alerter, sans succès. Les propriétaires de 1300 voitures jugées potentiellement dangereuses devraient recevoir une dernière lettre du ministère de l'Intérieur leur interdisant d'utiliser leur véhicule, révèle Le Parisien . Une annonce qui fait suite au démantèlement d'une escroquerie aux expertises l'été dernier, laquelle concernait 5014 véhicules d'occasion gravement accidentés et pourtant remis en circulation malgré «des réparations douteuses, à l'insu de leurs propriétaires», note le quotidien.

Sur les 5000 lettres envoyées par le ministère, demandant aux propriétaires des véhicules endommagés de réaliser une contre-expertise (prise en charge par l'assurance) dans un centre agrée, 1300 n'ont suscité aucune réaction. Une absence de réponse justifiant l'envoi d'un nouveau courrier pour interdire l'utilisation de ces véhicules, au risque de «s'exposer à une amende de 4eme classe (135 euros) et, en cas de contrôle, à l'immobilisation de son véhicule et à son placement en fourrière», explique la délégation interministérielle à la Sécurité routière. De son côté, Emmanuel Barbe, cité par Le Parisien, a indiqué que «Suspendre l'immatriculation de ces véhicules potentiellement dangereux est une mesure de sauvegarde de la population».

Le CFEA comme dernier recours

Il n'est toutefois pas trop tard. Les propriétaires qui auraient fait la sourde oreille lors des premières relances ont encore la possibilité de faire réparer, à leur frais, leur voiture «en contactant la Confédération française des experts en automobile (CFEA)», comme le conseille le sous-directeur de l'action interministérielle à la délégation à la sécurité et à la circulation routière, Ludovic Guillaume, dans le dernier courrier. La CFEA sera chargée de suivre les travaux de réparation et d'autoriser, ou non, la remise en circulation des véhicules concernés.

À noter que parmi les propriétaires qui se sont pliés au rappel des véhicules, 700 d'entre eux ont vu leur voiture immobilisée. Le Parisien donne l'exemple d'une «auto dont l'airbag défectueux avait été réparé avec un domino électrique de salle de bains».

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