L'enquête sur Bygmalion élargie à des dépenses de l'UMP

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LE PARQUET ÉLARGIT L'ENQUÊTE SUR BYGMALION À DES DÉPENSES DE L'UMP
LE PARQUET ÉLARGIT L'ENQUÊTE SUR BYGMALION À DES DÉPENSES DE L'UMP

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a élargi le 26 octobre l'enquête sur les fausses factures présumées de la société Bygmalion pour la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2012 à d'autres dépenses de l'ex-UMP, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Un document en possession des juges, et faisant apparaître des dépenses présidentielles comme des dépenses de l'ex-UMP, devenue Les Républicains, sont au coeur de cette nouvelle piste qui concerne 13,5 millions d'euros, explique cette source, confirmant une information de L'Obs.

Les juges soupçonnent au moins une partie de cette somme de n'avoir pas été intégrée dans les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, dit-elle.

Selon L'Obs, ce document a été saisi lors de perquisitions au siège des Républicains. Intitulé "Situation budgétaire", il dresse la liste des dépenses et des recettes effectuées par le parti de droite en 2012.

Le parquet de Paris a établi un réquisitoire supplétif le 26 octobre dernier pour étendre son enquête à ces dépenses jugées suspectes.

Ces 13,5 millions d'euros qui intriguent les juges s'ajoutent aux 18 millions d'euros de fausses factures présumées émises par Bygmalion, et qui auraient été destinées à masquer des dépassements de dépenses durant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, rappelle la source judiciaire.

Au total, treize personnes sont mises en examen dans cette enquête. Parmi elles figurent d'anciens responsables de la campagne de l'ex-chef de l'Etat, d'ex-cadres de l'UMP et d'anciens responsables de la société Bygmalion.

Nicolas Sarkozy, aujourd'hui président des Républicains, a été entendu début septembre dans le cadre d'une audition libre.

L'enquête des juges, initialement ouverte pour faux, usage de faux, abus de confiance, tentative d'escroquerie et complicité et recel de ces délits, a été étendue fin novembre au délit de financement illégal de campagne électorale.

Dans un entretien publié mardi dans Le Parisien, Nicolas Sarkozy "conteste formellement que les comptes de la campagne présidentielle aient 'dérapé'".

L'ex-directeur adjoint de la campagne de 2012, Jérôme Lavrilleux, l'a accusé à la mi-octobre dans L'Obs de ne "pas assumer". Selon l'eurodéputé, "les comptes ont débordé de tous les côtés."

"Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire 'Bygmalion', mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy", a déclaré Jérôme Lavrilleux à l'hebdomadaire.

(Chine Labbé, édité par Sophie Louet)

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  • jfvl le jeudi 5 nov 2015 à 15:09

    Ce qui a de frappant c'est que les anti-sarko ne se lassent jamais, à cette allure dans il faudra trois générations pour stopper le lavage de cerveau et que leurs enfants étudient les faits et non les rumeurs.

  • wanda6 le jeudi 5 nov 2015 à 14:11

    ça vaut mieux qu'il se fasse oublier jusqu'à sa convocation devant les tribunaux, il y a aussi cette chose aberrante et inadmissible à changer : http://www.sudouest.fr/2012/05/14/l-ancien-president-sarkozy-coutera-pres-de-2-millions-d-euros-par-an-aux-contribuables-715076-4705.php

  • wanda6 le jeudi 5 nov 2015 à 14:02

    M7403983 : Oubliez-vous donc le nombre de casseroles qu'il traine encore?

  • CHANOMAR le jeudi 5 nov 2015 à 13:58

    pff j aimerais savoir comment un partie a autant d argent et comment ils peuvent gérer un pays si ils n arrivent pas a bouclé un budget

  • M7403983 le jeudi 5 nov 2015 à 13:15

    Comme le disait très justement Mr Raffarin sur une chaine de la TNT "j'ai comme l'impression que l'on s'acharne un peu sur Nicolas Sarkozy" ...

  • M3182284 le jeudi 5 nov 2015 à 13:11

    Gaspillage de rares ressources judiciaires quand le France est poignardée par des hordes de multirécidivistes uni commettent des crimes de sang. Les intérêts corporatistes souillent la robe des magistrats, dont le rouge devrait leur rappeler celui de ces femmes et jeunes poignardes par les sauvages qu'ils laissent en liberté.