L'Élysée, zone de non-droit du travail ?

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Bernard Muenkel, le chef de l'informatique au Château depuis 2011, licencié en décembre 2013, a saisi le tribunal administratif.
Bernard Muenkel, le chef de l'informatique au Château depuis 2011, licencié en décembre 2013, a saisi le tribunal administratif.

Si les cinq majordomes de l'Élysée déplacés après l'"enquête" non contradictoire de Sylvie Hubac et Gilles Clavreul ont accepté leur sort - ils ont perdu 40 % de leur salaire pour une suspicion de sarkozysme non étayée -, Bernard Muenkel, le chef de l'informatique au Château depuis 2011, licencié en décembre 2013, a saisi le tribunal administratif. Depuis l'arrêt Trompier-Gravier de 1944, le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative, permet à tout citoyen de contester une décision de l'administration si celle-ci entraîne un changement irréversible dans sa vie professionnelle. "Lorsqu'une décision administrative prend le caractère d'une sanction et qu'elle porte une atteinte assez grave à une situation individuelle, la jurisprudence exige que l'intéressé ait été mis en demeure de discuter les motifs de la mesure qui le frappe." À l'intérieur du Château pourtant, le non-droit demeure la règle.Bernard Muenkel, 53 ans, congédié après un entretien avec Sylvie Hubac, la directrice de cabinet du président de la République, manageait une équipe de 40 personnes. Il présentait des états de service irréprochables. Il avait été recruté par un cabinet de chasseur de têtes en 2003 lors de son premier emploi au sein d'un ministère. C'est Christian Frémont, dircab de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, qui l'a recruté et nommé directeur des systèmes d'information. Il reconfigure alors l'ensemble de l'informatique du Château,...

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