L'éducation idéale : un rêve sans fin

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Former l?enfant, l?enjeu est politique. Doit-il être modelé pour l?État, l?entreprise, sa famille ou tout simplement pour lui-même ?
Former l?enfant, l?enjeu est politique. Doit-il être modelé pour l?État, l?entreprise, sa famille ou tout simplement pour lui-même ?

Faut-il faire un procès à Céline Alvarez, dont les Lois naturelles de l'enfant : révolution de l'éducation (Les Arènes) provoquent aujourd'hui la polémique ? Son projet ? adapter la formation aux besoins de l'enfant pour lui permettre de s'épanouir ? est excitant, mais ne devrait pas l'obliger à porter un gilet pare-balles : Montaigne disait la même chose au XVIe siècle, et Maria Montessori (si à la mode aujourd'hui et dont elle se réclame) a fondé ses écoles avec ce seul objectif. C'est ce que montre « L'éducation idéale », la nouvelle anthologie du Point Références.

Ah, l'éducation ! Depuis Platon et Aristote, le sujet obsède philosophes, politiques, pédagogues, psychologues, et j'en passe. Former l'enfant, l'enjeu est politique. Doit-il être modelé pour l'État, l'entreprise, sa famille ou tout simplement pour lui-même ? De quelle ambition est-il le nom, cet enfant sur lequel nous investissons tant (trop ?) ? « Nous tuons les rêves de nos enfants », accuse le philosophe George Steiner. Céline Alvarez aimerait le faire mentir en proposant une nouvelle méthode nourrie aux neurosciences. Donnera-t-elle des hommes meilleurs que ceux nourris aux théories de Rousseau, de Steiner ou de Freinet dont les grands textes sont présents dans ce nouveau hors-série ? À lire et à méditer.

À force de vouloir bien faire, l'école et les parents finissent...

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