L'échec de Galileo lié à un défaut sur l'étage Fregat de Soyouz

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PARIS (Reuters) - L'incident ayant entraîné l'échec de la mise en orbite des deux premiers satellites Galileo fin août vient d'un défaut de conception sur l'étage supérieur Fregat du lanceur Soyouz, a annoncé mercredi Arianespace, dévoilant les conclusions de la commission d'enquête indépendante.

Galileo est le futur système européen de navigation par satellite, destiné à concurrencer le GPS américain. Il doit compter une trentaine de satellites à terme.

La correction "aisée et immédiate" de ce défaut sur les étages Fregat déjà produits "permet d'envisager la disponibilité du lanceur Soyouz en Guyane pour une prochaine mission à partir de décembre 2014", précise Arianespace dans un communiqué.

L'anomalie s'est produite au cours du vol du quatrième étage Fregat, conçu et produit par la société russe NPO Lavotchkin. Elle est intervenue environ 35 minutes après le décollage.

Selon la commission d'enquête, la racine de l'erreur est "une lacune de l'analyse thermique système réalisée au moment de la conception de l'étage. Il ne s'agit pas d'une erreur d'opérateur lors de l'assemblage".

L'alimentation d'une tuyère en hydrazine a été bloquée momentanément en raison du gel de ce carburant dont le tuyau d'alimentation avait été placé trop près d'une alimentation en hélium circulant à très basse température.

Le même défaut a été relevé par la commission d'enquête sur d'autres étages Fregat en cours de production chez NPO Lavotchkin.

Conçu pour rendre l'Union européenne indépendante du Global Positioning System (GPS) américain et du Glonass russe, le programme Galileo est estimé à 5,5 milliards d'euros par l'Agence spatiale européenne (Esa) et la phase de déploiement a été maintes fois repoussée.

La constellation Galileo doit se déployer progressivement, avec six à huit engins lancés chaque année par les fusées Soyouz et Ariane 5, l'achèvement étant prévu d'ici cinq ans, ouvrant ainsi la voie à une commercialisation qui avait initialement été annoncée pour 2010.

(Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • pierry5 le mercredi 8 oct 2014 à 14:38

    Tout ce qui est organisé par le biais de l'UE est une cata. Il y a fallu plus de trente ans pour déposer un brevet européen, ce qui, à mon avis ne devait pas être très compliqué. Nabucco est un fiasco et a coûté des milliards. Galileo coûte des milliards, Est-ce qu'on verra un jour ce truc fonctionner. C'est beau de mettre la panne sur le dos du constructeur mais n'y a t'il personne pour vérifier le bon fonctionnement de tous ces engins