L'argent fait-il l'élection ?

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Les candidats les plus dépensiers n?ont pas plus de chances que leurs adversaires de remporter une élection, selon une enquête du Télégramme publiée le 21 juillet.
Les candidats les plus dépensiers n?ont pas plus de chances que leurs adversaires de remporter une élection, selon une enquête du Télégramme publiée le 21 juillet.

« L'argent ne fait pas le bonheur », dit l'adage. D'après le Télégramme

, il ne fait pas non plus l'élection. Le quotidien breton a passé au crible les comptes de campagne des plus de 9 000 binômes qui se sont présentés aux élections départementales 2015. Et d'après les conclusions de cette enquête, la probabilité pour les candidats les plus dépensiers de remporter une élection n'est pas plus élevée. Dans 51 % des cantons français, le candidat qui a dépensé le plus d'argent pour sa campagne n'a pas été élu, constate le Télégramme, qui a projeté les résultats de son enquête sur une carte interactive (consultable ici).

1,50 euro le suffrage favorable

Un candidat à l'élection départementale de 2015 a dépensé en moyenne 6 800 euros, a par ailleurs calculé le quotidien breton. Ce qui, une fois rapporté au nombre de voix récoltées, donne un bulletin favorable à 1,50 euro. Le binôme qui a dépensé le plus par rapport au nombre de suffrages est finistérien. Il s'agit des candidats Front national de la commune de Plabennec : Katia Lussan et Christian Minguy. Ils ont dépensé 4 999 euros dans leur campagne pour récolter seulement 106 voix, soit un ratio de 47 euros le suffrage. Les bulletins du duo déposés dans les bureaux de vote avaient été déclarés invalides du fait que les noms de Katia Lussan et Christian Minguy n'avaient pas été inscrits dans l'ordre alphabétique...

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  • frk987 le jeudi 21 juil 2016 à 17:15

    Notre système d'élections est à mourir de rire, quand je vois que pour des élections nationales les partis n'hésitent pas à louer des stades de 10.000 personnes, pour faire quoi...se faire acclamer par 10.000 personnes acquis à la cause du candidat. On se croirait avant 1914 où l'info électorale ne circulait que par la bouche des candidats.