L'appli qui permet de commander sa baguette depuis son mobile

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VIDÉO - L'application Rapidle entend faciliter la vie des consommateurs et des boulangeries grâce à la commande en ligne et le retrait express en boutique. Cette solution est disponible dans quelques commerces en Ile-de-France et dans les Alpes-Maritimes.

La fin des files d'attente à la boulangerie. C'est ce que promet Rapidle, une application qui permet de passer commande à une boulangerie en quelques clics sur son téléphone mobile, sa tablette ou son ordinateur et de venir retirer ses produits en boutique sans faire la queue. Disponible sur Internet depuis septembre (et depuis le 4 février pour l'appli mobile), ce service est pour l'heure proposé par six artisans boulangers en région parisienne (Essonne, Hauts-de-Seine ou encore Seine-et-Marne) ainsi que dans les Alpes-Maritimes.

Selon Rapidle, les boulangers ont un réel intérêt à franchir le cap et à se convertir à la commande en ligne via cet outil. «Vos clients n'ont en moyenne que 22 minutes pour leur pause-déjeuner, un service rapide est un atout concurrentiel. 30% d'entre eux n'entrent même pas chez vous quand ils voient la file d'attente», explique la jeune société sur son site. «Pour 73% de vos clients, faire des courses est une corvée, en leur apportant ce service vous gagnez 10% de fréquentation», ajoute-t-elle. Un argumentaire qui a séduit Arnaud Ruffin, un boulanger inscrit sur l'application. «Une personne qui est frustrée parce qu'elle a attendu ou qui se dit: ‘j'ai trop de queue, non je m'en vais', il est bien évident que dans ce sens-là, nous allons perdre des clients», indique l'artisan dans un reportage sur France 3.

Rapidle a calculé que le gain de temps en caisse et en production permettent aux boulangers de faire grimper de 1,4% leur chiffre d'affaires. «Le panier moyen sur notre appli est de 11,30 euros contre 4,50 euros en boulangerie», précise Steeve Broutin, cofondateur de Rapidle, dans ce reportage. Une progression qui, selon lui, rentabilise de loin l'abonnement mensuel de 250 euros que doivent payer les boulangers pour s'inscrire sur le site. La start-up espère convaincre «une quinzaine de boulangeries-pâtisseries par mois en 2016», ont confié ses dirigeants à la Dépêche .

Travailler avec les «outils d'aujourd'hui»

Côté utilisateurs, 130 personnes utilisent l'application à ce jour. C'est certes encore peu. Mais qu'il commande de chez lui ou de son bureau, le consommateur gagne du temps et s'assure de la disponibilité du produit qu'il souhaite. «Je fais ma commande sur mon téléphone. Je paye en ligne, puis je viens ici, je double tout le monde et je récupère ma commande. Et cela me prend 5 minutes», témoigne Corinne, une cliente d'une boulangerie de Bondoufle, dans l'Essonne, sur France 3.

Depuis quelques années, les petits commerçants innovent pour s'adapter aux nouveaux modes de consommation. Après le «drive fermier» en Gironde, ou le site de e-commerce commun pour les commerces de centre-ville au Puy-en-Velay, certains commerces proposent leurs invendus à des prix bradés via des applis. «Le magasin n'est pas mort, loin de là», déclarait récemment au Figaro Catherine Barba, présidente de CB Group, une société de conseil en e-commerce. «Mais si les commerçants continuent à travailler comme avant, ils risquent de passer à côté de leurs clients. Ils doivent investir pour travailler avec les outils d'aujourd'hui.»

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