L'ambassadeur du Koweït à l'Unesco poursuivi par son chauffeur

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Vue sur le siège de l'Unesco, à Paris.
Vue sur le siège de l'Unesco, à Paris.

Lorsque Patrick E. se fait embaucher, le 1er septembre 2015, comme chauffeur du délégué permanent du Koweït à l'Unesco, il pense avoir décroché un poste en or. Le quinquagénaire prend ses fonctions le jour même de son entretien, sans avoir signé aucun document. Lorsqu'un mois plus tard l'ambassadeur change et qu'il n'a toujours pas signé son contrat, les choses commencent à se gâter.

Le nouveau délégué impose un rythme d'enfer. Corvéable soir et week-end, le chauffeur accumule une montagne d'heures supplémentaires qu'on « oublie » de lui payer. Et lorsqu'il réclame son dû, le diplomate menace de le licencier sur-le-champ. Un avertissement bientôt mis à exécution. Le 3 décembre, en arrivant sur son lieu de travail au siège de l'Unesco, à Paris, l'employé constate que son badge a été désactivé. La lettre de licenciement postée quelques jours plus tôt évoque un manque de professionnalisme et « de discrétion », alors même que sa mission revêt « un caractère diplomatique ».

Carte maîtresse

Patrick E. riposte en saisissant les prud'hommes puis, le 27 janvier dernier, il dépose plainte contre X pour « travail dissimulé » et « harcèlement moral » à Nanterre. Il constate n'avoir reçu aucune fiche de paie et n'avoir jamais été déclaré aux organismes de Sécurité sociale. Contacté par Le Point.fr, l'actuel représentant permanent du Koweït à l'Unesco conteste...

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