L'Allemagne montre ses muscles sur la scène internationale

le
0
Angela Merkel au côté de Vladimir Poutine, ici en 2009 (illustration).
Angela Merkel au côté de Vladimir Poutine, ici en 2009 (illustration).

L'aigle allemand ne cherche plus à cacher ses griffes sur la scène internationale. Longtemps marquée par la Seconde Guerre mondiale, la République fédérale a joué profil bas pendant plus de six décennies lors des crises politiques et diplomatiques mondiales. Malgré son statut de plus grande puissance économique de la zone euro, Berlin préférait rester en retrait derrière Paris ou Londres, qui représentaient la "voix de l'Europe" lors des grandes négociations. L'Allemagne a choisi aujourd'hui de ne plus passer par des "intermédiaires" pour faire connaître son opinion. La ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, ne cesse ainsi de rappeler que "l'indifférence n'est pas une option" pour son pays. L'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger juge, lui aussi, que "l'Allemagne est condamnée à prendre plus de responsabilités" sur la scène planétaire. Quitte à taper du poing sur la table...La crise actuelle entre Moscou et Bruxelles montre à quel point notre voisin a perdu tous ses complexes d'infériorité ces dernières années. Lors d'un discours prononcé devant le Lowy Institute for International Policy de Sydney quelques heures après la fin du sommet du G20 à Brisbane, en Australie, Angela Merkel n'a ainsi pas hésité à tirer à boulets rouges sur la Russie. "Après les horreurs des deux guerres mondiales et la fin de la guerre froide, considérer que l'est de l'Europe reste le terrain de jeu de la Russie met en danger l'équilibre...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant