L'Airbnb des migrants croule sous les offres d'hébergement

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Foday Mamoud Janneh, Alice Barbe et Carlos Arbelaez, membre de l'association Singa et entrepreneurs.
Foday Mamoud Janneh, Alice Barbe et Carlos Arbelaez, membre de l'association Singa et entrepreneurs.

Alice Barbe allume son ordinateur et n'en revient pas : plus de 50 propositions d'hébergement de réfugiés sont arrivées en moins d'une demi-heure. La coordinatrice de ce réseau social d'un nouveau genre est épuisée, mais confiante : peu de start-up connaissent un décollage aussi flamboyant. La plateforme CALM, pour « Comme À La Maison », met en relation réfugiés sans toit et particuliers qui en proposent un bénévolement. Une sorte d'Airbnb du réfugié, avec mention « social et solidaire ».

Depuis le début de la semaine, les propositions d'accueil pleuvent de toutes parts. Il y en a désormais plus de 600. Dans les villes, dans les campagnes, à l'étranger, pour un mois, deux mois, voire plus... Hier, elle a même reçu une proposition pour un an. Dans la quantité de mails fraîchement arrivés, une famille offre deux chambres « dans une ferme à 10 minutes d'un village, où les étés sont chauds, sans être étouffants ». Lui veille sur 270 brebis, elle cultive des légumes qu'elle cuisine simplement. Le couple propose « un espace où le réfugié pourra se reconstruire pendant 6 mois ». D'autres proposent de prêter leur résidence secondaire à la campagne, un chalet face au mont Blanc, un appartement au bord de la mer... « Même ceux qui n'ont pas de place nous proposent d'installer un matelas dans leur salon, mais nous refusons poliment », explique Alice Barbe.

Au rythme de l'émotion collective

Son réseau...

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