L'aide commence à arriver à Vanuatu, le bilan encore incertain

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L'AIDE ARRIVE À VANUATU, LE BILAN HUMAIN ENCORE INCERTAIN
L'AIDE ARRIVE À VANUATU, LE BILAN HUMAIN ENCORE INCERTAIN

TANNA, Vanuatu (Reuters) - Des vols d'urgence organisés par les organisations humanitaires internationales ont pu atterrir mardi dans les îles les plus accessibles de l'archipel de Vanuatu, dans le Pacifique, dévasté par un cyclone.

Les secours n'ont cependant pas encore pu établir le contact avec les îles les plus reculées, où l'on craint de découvrir un paysage de désolation après le passage, vendredi et samedi, de Pam, ouragan de catégorie 5 qui a généré des vents de plus de 300 km/h.

Les Nations unies ont revu leur bilan à la baisse et parlent désormais de 11 morts, au lieu de 24 auparavant, mais les autorités s'attendent à ce qu'il s'alourdisse à nouveau une fois que toutes les îles auront pu être jointes.

"Nous n'avons aucun contact avec les îles les plus reculées. Notre priorité est de rétablir les communications. C'est une situation très inquiétante", souligne Joe Lowry, porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

"Si les dégâts sont aussi importants qu'on le craint sur ces îles, le bilan humain risque de s'alourdir considérablement".

Un journaliste de Reuters qui s'est rendu sur l'île de Tanna, où vivent environ 29.000 personnes à quelque 200 km au sud de la capitale, Port-Vila, a pu constater l'étendue des dégâts.

"Les arbres ont été déracinés, il n'y a plus un bâtiment debout sur la côte ouest de l'île", confirme Peter Lawther, un employé de la Croix-Rouge.

A Port-Vila, les opérations de nettoyage des rues ont commencé et certains magasins ont rouvert, mais la population manque de produits frais, le principal marché ayant été détruit.

Si le centre-ville a été relativement épargné par les éléments déchaînés, on estime que les trois quarts des maisons de la capitale ont été détruites ou gravement endommagées par les vents violents et des vagues de plus de huit mètres de haut.

Un couvre-feu a été imposé de 18h00 à 06h00 pour éviter les pillages.

(Stephen Coates, Tangi Salaün pour le service français)

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