L'affaire Bygmalion expliquée en 1 minute

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(FILES) - A picture taken on July 3, 2013 in Paris shows French opposition right-wing party UMP leader Jean-Francois Cope listening during a meeting. Several heavyweights of the centre-right party, including Sarkozy's former prime minister Francois Fillon, demanded Cope's resignation following the latest twist in a corruption scandal engulfing him and a PR firm owned by his associates. Cope, who had so far shunned calls for his ouster, agreed to step down from June 15, UMP officials said on May 27, 21014. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD
(FILES) - A picture taken on July 3, 2013 in Paris shows French opposition right-wing party UMP leader Jean-Francois Cope listening during a meeting. Several heavyweights of the centre-right party, including Sarkozy's former prime minister Francois Fillon, demanded Cope's resignation following the latest twist in a corruption scandal engulfing him and a PR firm owned by his associates. Cope, who had so far shunned calls for his ouster, agreed to step down from June 15, UMP officials said on May 27, 21014. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Bygmalion est une agence de communication dont les fondateurs, Bastien Millot et Guy Alves, sont des proches de Jean-François Copé, secrétaire général de 2010 à 2012 puis président de l'UMP de 2012 à 2014. De janvier à juin 2012, l'UMP verse 23 millions d'euros à la société et notamment pour l'organisation de quelque 44 meetings pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Le 27 février 2014, Le Point révèle que Jean-François Copé aurait détourné l'argent de son parti pour « sponsoriser » l'agence de communication de ses amis. Bygmalion gonflerait ses factures à la demande de l'UMP. À cela s'ajoute le paiement de 55 conventions, dont certaines seraient fictives, ajoute Libération. Notamment une conférence sur « l'accès au crédit », facturée 299 000 euros à l'UMP.

Alors, pourquoi dresser de fausses factures ? En France, les dépenses pendant les campagnes ne doivent pas excéder 22,5 millions d'euros pour pouvoir être remboursées par l'État. Le but est de transférer le surplus sur le compte de l'UMP pour éviter de dépasser le plafond de campagne. L'enquête révèle que 18,5 millions d'euros ont ainsi été allégés des comptes de l'association pour le financement de la campagne de 2012. Soit un total de plus de 40 millions de frais.

Le 26 mai 2014, Jérôme Lavrilleux, directeur adjoint de la campagne admet des dérives tout en...

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