Karim Wade, chronique d'une condamnation annoncée

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Des partisans de Karim Wade manifestent à Dakar le 4 février 2015.
Des partisans de Karim Wade manifestent à Dakar le 4 février 2015.

Karim Wade, 46 ans, le fils de l'ancien président du Sénégal Abdoulaye Wade (2000-2012), a été condamné lundi 23 mars à une peine de 6 ans de prison au terme d'un procès suivi par tout le pays entamé le 31 juillet 2014 pour corruption et enrichissement illicite. La peine est assortie d'une amende de plus de 210 millions d'euros. Le jugement a été prononcé par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), institution créée en 1981 et tombée deux ans après en désuétude. C'est l'actuel président du Sénégal Macky Sall, ancien Premier ministre (2004-2007) du père de Wade qui, plus de trente ans plus tard, l'a fait renaître. Une juridiction contestable ? Aucunement, pour William Bourdon, qui a plaidé pour l'État du Sénégal dans cette affaire de "biens mal acquis". Pour lui, "ce procès est une grande première et marque une sorte de printemps africain de la justice".Et pour Karim Wade, cela a été un calvaire. Tout a commencé le 17 mars 2013, un an après l'arrivée de Macky Sall à la présidence. Ce jour-là, deux gendarmes viennent le chercher dans sa résidence du Point E à Dakar, l'inculpent et le conduisent à la prison de Rebeuss. La CREI demande à Karim Wade de justifier l'origine d'une fortune qu'elle évalue à un milliard d'euros, à laquelle s'ajoutent 150 millions d'euros retracés dans des comptes à Monaco. En prison, le fils de l'ancien président dispose d'une cellule individuelle où il peut lire des journaux...

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