"Jungle" de Calais : des personnalités lancent un appel pour aider les réfugiés

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La préfecture du Pas-de-Calais a lancé un ultimatum aux occupants de la jungle de Calais.
La préfecture du Pas-de-Calais a lancé un ultimatum aux occupants de la jungle de Calais.

Un ultimatum. La préfecture Pas-de-Calais accorde encore vingt heures aux réfugiés de la « jungle » de Calais pour quitter une partie du camp. Un arrêté, qui a été affiché vendredi 19 février, ordonne aux occupants de la zone sud du camp dit de La Lande de quitter les lieux avant le mardi 23 février à 22 heures. Si cet ordre n'est pas respecté, les forces de l'ordre seront chargées de l'appliquer, a d'ores et déjà annoncé la préfète Fabienne Buccio.

Cette dernière évalue le nombre de personnes concernées entre 800 et 1 000. Mais, selon une estimation réalisée par une douzaine d'associations, l'ultimatum concernerait 3 450 personnes, dont 300 mineurs isolés. Pour procéder à ce recensement, les militants associatifs ont divisé la zone en neuf secteurs et une vingtaine d'équipes de deux personnes qui connaissent bien la jungle, ont compté les migrants tente par tente, a expliqué Annie Gavrilescu, une bénévole britannique. Encore plus grave, à en croire Vincent de Corninck, bénévole au Secours catholique, l'expulsion des récalcitrants « risque d'entraîner le déplacement des migrants vers d'autres camps dans la région, ce qui ne ferait que déplacer le problème ».

De son côté, la préfecture du Pas-de-Calais a justifié la fermeture de la zone sud entre autres par « les exactions » commises par des migrants, notamment sur l'axe routier stratégique menant au port, et qui sont à l'origine d'une...

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