"Journée sans voiture" à Paris avant la conférence sur le climat

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PARIS (Reuters) - Le centre de Paris vit dimanche au rythme d'une "journée sans voiture", une mesure de la municipalité socialiste destinée à sensibiliser l'opinion aux problèmes de pollution, à deux mois de la conférence sur le climat (COP21).

L'initiative, lancée par un collectif citoyen et retenue en mars par la maire Anne Hidalgo, ne concerne qu'une zone centrale comprise entre les Grands Boulevards, le boulevard Saint-Germain, les places de la République, de la Bastille et de la Concorde.

Le secteur du Champ de Mars, la partie basse des Champs-Elysées ou encore les abords des bois de Boulogne et de Vincennes, sont eux aussi, théoriquement, exempts de véhicules. Ces derniers y sont interdits entre 11h et 18h.

Les véhicules de secours ou de police, les taxis ou encore les bus ne sont pas concernés par cette interdiction. Ils seront toutefois soumis à une limitation de vitesse de 20km/h dans les zones "sans voiture".

"Une journée sans voiture un dimanche, cela participe d'un mouvement d'éducation et d'apprentissage", souligne Anne Hidalgo. "Cela permet de montrer que Paris peut fonctionner sans voitures".

L'élue socialiste, qui a inauguré cette journée aux côtés des maires de Sao Paulo, de Bristol et de Bruxelles, regrette toutefois de n'avoir reçu l'autorisation de l'Etat que pour un périmètre restreint.

Depuis son arrivée à la mairie de Paris, Anne Hidalgo a fait de la lutte contre la pollution l'un de ses chevaux de bataille.

Adopté en février par le conseil de Paris, son plan anti-pollution prévoit la disparition progressive des véhicules les plus polluants de la capitale et met en place des aides à l'utilisation de modes de transport propres.

Le scandale ébranlant le constructeur automobile Volkswagen, qui a reconnu avoir manipulé des tests sur les émissions polluantes de ses véhicules, a relancé le débat sur l'interdiction de la "niche diesel" en France où le parc automobile est l'un des plus diésélisés au monde.

Le gazole bénéficie notamment d'un taux réduit de taxe intérieure sur la consommation (TIC).

Anne Hidalgo souhaite interdire les véhicules diesel dans la capitale d'ici à 2020.

Classées cancérogènes par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les particules fines issues de la combustion du diesel seraient à l'origine de quelque 42.000 décès par an en France.

(Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

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  • janaliz le dimanche 27 sept 2015 à 15:40

    Elle manque de courage la maire Hidalgo. J'aurais fait ça un lundi, ç'aurait été plus co.ui.llu... Enfin je dis ça, mais je trouve ça complètement nul !