Journée de la Shoah : les jeunes Israéliens invités à se souvenir autrement

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Des écoliers visitent une exposition sur l'Holocauste dans un kibboutz le 4 mai, veille de la journée de Shoah.
Des écoliers visitent une exposition sur l'Holocauste dans un kibboutz le 4 mai, veille de la journée de Shoah.

Ils s'appellent Moriah, Dan, Lior, Matan, Alon, Shira ou Maayan. Ils ont entre 25 et 30 ans. Une vingtaine de jeunes Israéliens, ce soir-là, écoutent en silence, dans le salon d'un petit appartement de Jérusalem, un homme de 91 ans, Lucien Lazare, ancien de la résistance juive en France. S'il évoque son combat, les armes à la main, dans un maquis du Sud-Ouest, il insiste sur les longs mois durant lesquels il a participé à un réseau de sauvetage d'enfants juifs organisé dans la clandestinité, par les Éclaireurs israélites de France. Un message en forme de pédagogie pour dire que « cacher une victime désignée par un ennemi assassin, eh bien, chaque citoyenne et citoyen le peut ». « Raconter l'histoire de la Shoah, sur ce plan-là, me parait d'une importance capitale pour susciter des vocations là où, dans le monde, elles sont nécessaires. »

« Avez-vous eu peur ? », « Votre installation en Israël a-t-elle un lien avec l'Holocauste ? », « En voulez-vous à la France ? ». Aux questions de son auditoire, il répond toujours avec le même souci de dire sa vérité ? « Non, je n'ai pas eu peur » ; « Non, je ne suis pas venu en Israël à cause de la Shoah » ; « Non, je n'en veux pas à la France » ?, mais aussi celle de l'Histoire avec un grand « H » quand il raconte comment les lois anti-juives de Vichy l'ont mis, lui le petit Français, hors de la communauté nationale. Applaudissements et remerciements...

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