Journalistes tadjiks, l'État pourrait sanctionner votre jargon !

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Le président Emomali Rakhmon, fervent défenseur de la langue tadjik.
Le président Emomali Rakhmon, fervent défenseur de la langue tadjik.

En 2014, le président russe Vladimir Poutine partait en croisade contre l'emploi de grossièretés dans les ?uvres culturelles ou à la télévision au moyen d'une loi répressive. Deux ans plus tard, le gouvernement du Tadjikistan s'en prend lui au jargon des journalistes, qui pourraient à l'avenir se voir infliger une amende à chaque utilisation de mots jugés « incompréhensibles », comme le rapporte cette

The Guardian

cette semaine. « Les journalistes ont parfois recours, dans la même journée, à une dizaine de termes qu'un lecteur ou un auditeur lambda ne peut saisir », a grommelé Gavhar Sharifzoda, le chef du comité du langage, lors d'une allocution relayée par l'agence russe Interfax. Selon lui, cette fâcheuse manie « viole gravement les normes de la langue d'État. »

Si cette législation entre en vigueur, une peine pécuniaire allant de 75 à 100 dollars (soit 66 à 89 euros) menacera les contrevenants individuels tandis que les entreprises de presse s'exposeront à plus de 200 dollars (soit 179 euros) d'amende.

En exercice depuis 1994, Emomali Rakhmon, ancien directeur de ferme collective aujourd'hui président de ce pays pauvre, a toujours mis un point d'honneur à promouvoir le tadjik dans cette région enclavée d'Asie centrale autrefois sous le joug de l'empire soviétique. En 2009, l'ex-apparatchik ? qui se fait appeler « Son Excellence » par ses huit...

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  • charleco il y a 10 mois

    De plus, ils disent souvent n'importe quoi...