Jill Abramson, la prêtresse du "New York Times", déchue

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Jill Abramson.
Jill Abramson.

Décidément, il ne fait pas bon être patronne de presse par les temps qui courent... Quelques heures après l'annonce mercredi de la démission de la patronne du Monde, c'est celle du New York Times qui a sauté. Toutes les deux étaient les premières femmes à diriger leur journal respectif, en 70 ans d'existence pour Le Monde et 163 ans pour le New York Times, et leur arrivée avait été saluée comme une nouvelle ère dans un secteur en plein chamboulement.

Aux États-Unis, le départ de Jill Abramson, totalement inattendu, a fait l'effet d'une bombe. En début d'après-midi, mercredi, Arthur Sulzberger, le propriétaire du grand quotidien new-yorkais, a convoqué les journalistes et leur a annoncé le remplacement d'Abramson par Dean Baquet, son numéro deux. Baquet devient ainsi le premier Noir à diriger le journal. Moins de trois ans après l'avoir nommée, Arthur Sulzberger a clairement laissé entendre qu'il avait limogé Abramson à cause d'"un problème de management dans la rédaction", sans donner plus de détails. "J'ai choisi de nommer un nouveau directeur de la rédaction parce que je pense qu'une nouvelle direction améliorera certains aspects..."

Jill Abramson, journaliste très brillante, a travaillé au Wall Street Journal avant d'être embauchée au New York Times en 1997. Sous son égide depuis septembre 2011, le journal a développé son offre numérique et s'est redressé financièrement. Au premier...

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