Jérôme Lavrilleux se confie... et balance (1)

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Jérôme Lavrilleux le 25 novembre 2012 au siège de l'UMP, à Paris, quelques jours après l'élection contestée de Jean-François Copé à la tête du parti.
Jérôme Lavrilleux le 25 novembre 2012 au siège de l'UMP, à Paris, quelques jours après l'élection contestée de Jean-François Copé à la tête du parti.

Il vient nous chercher à la gare de "Saint-Quentin dans l'Aisne" - ainsi qu'il l'a précisé trois fois au téléphone - au volant d'une petite Peugeot rouge. Nous emmène à quelques immeubles de là, chez Brochettes & Cie. Au moment de passer la porte de ce "restaurant-grill", Jérôme Lavrilleux se racle la gorge : "Je n'ai pas l'estomac à manger." Puis, avant que l'on ait eu le temps de les regarder, lui, son jean, sa chemise à carreaux, sa veste lainée et ses mocassins en daim, il ironise : "L'avantage, maintenant, c'est que je n'ai plus besoin de mettre de costume." Faux rire. La veille au soir, 28 mai, il a eu envie d'en finir, il nous le dit de but en blanc, il a reçu un SMS du député Sébastien Huyghe l'informant qu'un journaliste lui avait demandé si Bastien Millot, le fondateur de Bygmalion, et lui étaient "encore ensemble". "C'était trop, c'était la goutte d'eau qui a fait déborder..." Sa voix s'étrangle, il lève au ciel des yeux qui soudain sont devenus liquides - le même débordement de souffrance que sur le plateau de Ruth Elkrief, trois jours plus tôt, ce soir où les Français l'ont découvert, lui, l'âme damnée de Jean-François Copé, cheville ouvrière à la jonction dangereuse du système Bygmalion et des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy."Redoutable"Il est midi chez Brochettes & Cie, il commande des blancs de poulet. Ses épaules ne le soutiennent plus, on les croirait brisées, il triture ses petites...

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