Jean-Michel Baylet : la perte radicale d'autorité

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Jean-Michel Baylet n'a pas été élu sénateur.
Jean-Michel Baylet n'a pas été élu sénateur.

Il a la peau dure, Jean-Michel Baylet. Héritier d'une dynastie politico-médiatique du Tarn-et-Garonne, son influence régionale et nationale ne souffrait, jusqu'ici, que de la discrète contestation de ses opposants locaux. Pourtant, il en a connu des coups durs pendant sa carrière politique. Mais la condamnation en 2003 à six mois de prison avec sursis et à 30 000 euros d'amende pour abus de biens sociaux, le scandale du début des années 1980 sur la relation qu'entretenait sa mère avec René Bousquet, chef de la police de Pétain sous l'Occupation, ou plus récemment les résultats désastreux aux municipales de mars, n'ont pas suffi à ébranler l'autorité du président du conseil général. Il en va autrement depuis que François Hollande a été élu président de la République et que les socialistes sont aux commandes de l'État. La possibilité de se faire condamner pour une affaire remontant à 2004-2005 portant sur des frais de bouche au conseil général du Tarn-et-Garonne l'avait déjà empêché de devenir ministre. Aujourd'hui, c'est Sylvia Pinel (Logement), Annick Girardin (Commerce extérieur) et Thierry Braillard (Sports) qui portent les couleurs du dernier grand allié de la majorité au gouvernement. Finalement, le président du conseil général du Tarn-et-Garonne a bénéficié d'un non-lieu il y a quelques semaines. Perte d'influence Alors qu'il était sénateur sans discontinuer depuis 1995 et l'avait déjà été de 1986 à 1988, le...

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