Jean-Luc Mélenchon, le parachutiste insoumis

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Jean-Luc Mélenchon sur le Vieux-Port de Marseille, le 9 avril dernier. 
Jean-Luc Mélenchon sur le Vieux-Port de Marseille, le 9 avril dernier. 

2 700. C'est le nombre de kilomètres parcourus par Jean-Luc Mélenchon, dixit Google Maps. De sénatoriales en élections européennes, de l'Essonne à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le leader de La France insoumise aura arpenté les quatre coins de la France pour s'y faire élire pendant treize ans. Cette fois-ci, il jette son dévolu sur Marseille, où il devrait être candidat aux législatives de juin. Hors de question de parler de parachutage. Il s'en défendait encore fièrement mercredi au micro de BFM TV : « Je suis partout chez moi ! »

Sénateur une première fois en 1985, puis en 2004, adjoint au maire de Massy, conseiller général, vice-président du département de l'Essonne..., d'aucuns auraient imaginé Jean-Luc Mélenchon s'y construire un fief politique. D'autant que son passage dans le gouvernement Jospin entre 2000 et 2002 lui fait prendre du galon au sein du Parti socialiste : l'aile gauche, c'est lui. Du moins, jusqu'en 2009. Goûtant peu à l'ouverture vers le centre engagée au PS, il rompt avec le mouvement, fonde le Parti de gauche (PG) et quitte l'Île-de-France pour des cieux plus ensoleillés.

Les trois points cardinaux

C'est avec l'étiquette du PG que Mélenchon s'envole vers le sud-ouest de la France, tentant un parachutage pour les élections européennes de 2009. Lui s'en défend et fustige à l'époque « le découpage bidon des circonscriptions organisé pour favoriser les grosses...

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