Jean d'Ormesson : Macron et Mitterrand, "égarés chez les socialistes"

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Jean d'Ormesson sur LCI.
Jean d'Ormesson sur LCI.

Audrey Crespo-Mara : Vous revenez de Suisse où vous adorez skier ! Quel est votre élixir de jeunesse ?

Jean d'Ormesson : La gaieté ! Je suis d'un naturel gai ! Je crois que c'est surtout dans les moments difficiles qu'il faut être gai. C'est trop facile d'être gai quand tout va bien. C'est devant les catastrophes qu'il faut être gai. Alors, là, c'est une bonne occasion de l'être.

Vous publiez Je dirai malgré tout que cette vie fut belle (Gallimard), un alexandrin d'Aragon dont vous êtes un grand admirateur. Dans ce livre, à 90 ans, vous affrontez votre surmoi moral ! Vous vous imaginez devant un tribunal dont l'insolent procureur n'est autre que vous, Dieu en quelque sorte à l'heure du Jugement dernier. Que vous reprochez-vous ? De vous être trop souvent laissé emporter par la légèreté, par les plaisirs, par les femmes !

Mon Dieu, oui? Je n'ai pas été un très bon mari. J'ai beaucoup d'affection, de respect, de tendresse pour ma femme qui est quelqu'un de merveilleux. C'est le mariage que je n'aime pas tellement, le mariage m'a toujours paru une entreprise risquée et difficile. Je n'aime pas beaucoup les institutions en général. Je me reproche beaucoup de choses. En effet, ce livre est un tribunal. C'est en même temps une confession. Et peut-être en partie une cure de...

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