Japon : les universités de sciences humaines condamnées à la fermeture

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Le gouvernement japonais souhaite fermer les départements de sciences humaines et sociales dans les universités publiques (photo d'illustration).
Le gouvernement japonais souhaite fermer les départements de sciences humaines et sociales dans les universités publiques (photo d'illustration).

Stupeur et tremblements. Au Japon, vingt-six universités viennent d'annoncer qu'elles s'apprêtaient à fermer sous peu les portes de leurs départements de sciences humaines et sociales. Et dix-sept d'entre elles n'accepteront plus d'étudiants dès la rentrée 2016. Une décision qui fait suite à une lettre envoyée en juin 2015 par le ministère de l'Enseignement supérieur japonais aux universités publiques du pays, révèle le quotidien The Yomiuri Shimbun.

Hakubun Shimomura, le ministre de l'Éducation nationale, y expliquait la nécessité d'"accélérer la suppression" de ces départements pour les "transformer" en enseignements plus utiles aux besoins de la société et de l'économie.

Cette redéfinition de l'enseignement public s'inscrit dans une réforme encore plus large du pays. Elle fait partie des Abenomics, le plan conçu par le Premier ministre Shinzo Abe pour que le Japon en finisse avec la déflation et renoue avec un taux de croissance de 3 %. En 2014, lors d'un discours devant l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le chef de l'État japonais avait été tout aussi direct : "Plutôt que d'approfondir les recherches universitaires hautement théoriques, nous encouragerons une éducation plus technique et professionnelle, qui participe davantage aux besoins de notre société."

Une position "anti-intellectuelle"

Les réactions au sein de la communauté universitaire ont...

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