Japon : le grand soir constitutionnel qui fait rêver la droite dure

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Le Premier ministre japonais Shinzo Abe.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe n'en finit pas de gagner. Après trois ans et demi au pouvoir, une durée déjà presque exceptionnelle dans l'archipel, il s'est félicité dimanche d'une large victoire de son Parti libéral démocrate (PLD) et de la formation alliée centriste, le Komeito, aux élections sénatoriales. À eux deux, ils ont une large majorité. La même chose étant vraie à la chambre des députés, Shinzo Abe a en théorie la possibilité de faire passer nombre de lois ordinaires. Est-il si populaire ? Que nenni. Mais l'opposition en face est dans un tel état de discrédit ou manque tellement de force pour présenter des candidats partout qu'elle en est réduite par endroits à faire de la figuration. C'est donc surtout par défaut et clientélisme (les électeurs votent pour choisir un représentant local) que le parti de Shinzo Abe arrive en tête, ce quasiment sans interruption depuis la formation du PLD en 1955.

Ledit PLD et Shinzo Abe nourrissent un grand rêve, une grande ambition, un dessein, un devoir presque (selon eux) : celui de réformer la Constitution pacifiste du Japon. Le scrutin de dimanche leur fait faire un pas dans ce sens.

Divergences au sein de la coalition

Un calcul simpliste permet de dire que les deux tiers des sénateurs (essentiellement membres de 4 partis) sont « a priori » favorables à une réforme constitutionnelle. Cette proportion (qui est aussi vraie à la chambre...

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