Jacqueline Sauvage restera en prison

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JACQUELINE SAUVAGE RESTERA EN PRISON
JACQUELINE SAUVAGE RESTERA EN PRISON

PARIS (Reuters) - La cour d'appel de Paris a rejeté jeudi une demande de libération conditionnelle déposée par Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans d'emprisonnement pour le meurtre de son mari violent, et à qui François Hollande avait accordé une grâce partielle, a-t-on appris de source judiciaire.

C'est cette remise de peine accordée par le président français en février dernier qui lui a permis de demander une libération conditionnelle.

Mais celle-ci, refusée dans un premier temps par un tribunal d'application des peines, a de nouveau été rejetée en appel.

Dans son arrêt, la cour d'appel de Paris juge en effet cette demande "prématurée", en ce qu'elle intervient quelques mois seulement après le prononcé de la peine, et que l'acte commis semble ne pas être "assumé pleinement", indique une source judiciaire.

"La cour ne peut qu'encourager Jacqueline Sauvage à accepter pleinement sa peine et les conditions de son exécution, à sortir du discours de survictimisation dans lequel elle se positionne et à approfondir ses efforts d'introspection, efforts dont seuls les prémisses sont à ce jour visibles", écrit-elle, selon des propos rapportés par une source judiciaire.

"Il apparaît nécessaire qu'elle puisse prendre le temps du cheminement pour sa reconstruction psychologique", ajoute-t-elle.

Les avocates de Jacqueline Sauvage ont fustigé une décision "assez choquante", et annoncé qu'elles discuteraient avec leur cliente d'un éventuel pourvoi en cassation.

"Nous sommes assez consternées", a déclaré à la presse Me Janine Bonaggiunta.

"Elle est le type même de la femme qui a vécu l'atrocité, la brutalité et qui là encore n'est pas reconnue en tant que femme violentée", a-t-elle déploré.

Pour son autre avocate, Me Nathalie Tomasini, "Jacqueline Sauvage pâtit de cette grâce présidentielle partielle".

Cette décision "pose la question de la responsabilité de la société française, qui n'a pas encore mesuré l'impact psychologique des violences faites aux femmes et des extrémités auxquelles ces dernières peuvent être poussées pour se défendre", a-t-elle ajouté.

Jacqueline Sauvage a tiré en 2012 trois coups de fusil de chasse dans le dos de son mari, après avoir vécu un enfer avec lui pendant 47 ans.

Sa fin de peine est désormais fixée au 2 juillet 2018.

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • frk987 il y a 2 semaines

    Justement Opelin, vous faites référence à un jury populaire, c'est là où il y a un sérieux malaise. C'était bon au XIX eme siècle le jury populaire, c'est ridicule aujourd'hui. Si vous connaissiez les kh$ qui font office de jurés......

  • opelin il y a 2 semaines

    La loi est la loi, la rue n'a pas à la remettre en cause. Elle a été condamnée par un jury populaire et bénéficié des circonstances atténuantes. + une grâce partielle + 2 refus de libération anticipée. Ça ferait beaucoup de personnes incompétentes.

  • frk987 il y a 2 semaines

    Son immense tort fut d'avoir tiré dans le dos, puis d'avoir été graciée par FH, voilà le genre d'affaires où le bon sens aurait voulu qu'elle soit libérée discrètement après quelques mois.....mais c'est en demander beaucoup aux auteurs du mur des ....

  • M1084720 il y a 2 semaines

    Madame Sauvage restera comme le symbole de l'indécision de FH concrétisée dans sa grâce partielle; sur le fond, des jurés l'ont condamnée...