Italie : Matteo Renzi cherche plan B désespérément

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Renzi a bien été obligé de reconnaître la berezina des municipales partielles. 
Renzi a bien été obligé de reconnaître la berezina des municipales partielles. 

50 communes sur 143 perdues, 19 défaites sur 20 lorsque le ballottage opposait, comme à Rome et Turin, un candidat du Parti démocrate (PD) à un candidat du Mouvement 5 étoiles : Matteo Renzi n'a pas pu se camoufler derrière l'excuse des « facteurs locaux » et il a reconnu sa défaite dans les élections municipales partielles qui viennent de se dérouler dans la péninsule. Un exercice difficile pour un homme qui a conquis toutes les marches du pouvoir à la hussarde et ne connaissait de la politique que l'odeur des lauriers.

Matteo Renzi a uni contre son nom les droites, mais c'est l'hémorragie des électeurs de gauche qui a souvent provoqué la défaite. À Rome et Turin, seuls les beaux quartiers ont voté PD alors que le reste de la ville et les banlieues sont passés au Mouvement 5 étoiles. Le PD est devenu un parti de bobos.

Autoritaire

Et c'est au sein de sa propre formation que s'est ouvert le procès du président du Conseil. Matteo Renzi est accusé d'avoir bradé l'histoire et l'identité du glorieux héritier du PCI en le transformant en un Forza Italia de gauche. Il a éliminé les anciens leaders, déserté la fête de l'Unita ? équivalent de la fête de l'Humanité ?, méprisé les sections locales, réduit les comités de direction à des one-man-show et verrouillé sa majorité au sénat avec des voix d'anciens Berlusconiens. « Le PD est un parti sentimental, Renzi l'a oublié », a...

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