Italie : l'ordonnance du docteur Renzi

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Le président du Conseil italien Matteo Renzi a décidé de s'attaquer aux dépenses de santé publique.
Le président du Conseil italien Matteo Renzi a décidé de s'attaquer aux dépenses de santé publique.

Pour financer sa promesse de baisser les impôts de 35 milliards d'euros en cinq ans, le président du Conseil italien, Matteo Renzi, s'est lancé dans un chantier ambitieux : dégraisser le mammouth de la santé publique.

Avec un budget de 110 milliards, soit 9,1 % du PIB, le système sanitaire transalpin est moins gourmand que le nôtre (247 milliards et 11,7 % du PIB). L'État italien dépense pour la santé 2 419 dollars par an et par habitant, contre 3 133 dollars en France. La qualité des soins est très inégale, avec d'un côté les hôpitaux à la pointe de la recherche, situés le plus souvent au nord de la péninsule, et de l'autre des lazarets qui semblent surgir du XIXe siècle, généralement au sud. Matteo Renzi a donc décidé d'économiser 2,3 milliards d'euros par an pendant trois ans sur les dépenses de santé. Une tâche confiée aux soins de Yoram Gutgeld, le "commissaire aux réductions budgétaires" du gouvernement.

Premier axe du commissaire Gutgeld : l'établissement de coûts standard dans tout le pays. Le prix des prestations et du matériel hospitalier dans les différentes régions semble en effet régi par une roulette russe. Le coût d'une prothèse de hanche peut varier de 284 euros dans un hôpital à 2 575 euros dans un autre, celui d'un insert tibial de 199 euros à 2 479 euros. En Sicile, les hôpitaux payent le paquet de gaze 7,5 euros et les aiguilles chirurgicales 25 euros quand les hôpitaux milanais payent...

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