Italie : des parlementaires paresseux et opportunistes

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Le 15 octobre 2015, tous les députés étaient venus pour célébrer le 60e anniversaire de l'entrée de l'Italie aux Nations unies. Une affluence inhabituelle.
Le 15 octobre 2015, tous les députés étaient venus pour célébrer le 60e anniversaire de l'entrée de l'Italie aux Nations unies. Une affluence inhabituelle.

Les parlementaires italiens sont des tire au flanc. Ce n'est pas nous qui l'affirmons, mais l'ancien président de la République italienne. Giorgio Napolitano a exhorté les élus à consacrer des « horaires décents » aux travaux des commissions parlementaires. Sa colère avait été provoquée par l'interruption au bout d'une heure de la commission des Affaires étrangères qui était censée se pencher sur des dossiers aussi fondamentaux que l'intégration européenne, la crise des migrants et l'assassinat d'un jeune chercheur italien en Égypte. Dans sa philippique, Napolitano avait regretté que les élus ne consacrent « qu'une trentaine d'heures par semaine au travail parlementaire ». Las ! L'ancien président était loin du compte.

Les députés et sénateurs transalpins jouissent de 78 jours fériés, dont 42 pour les seules vacances d'été. Mais la tradition veut que leur semaine de parlementaire commence le mardi et se termine le jeudi? en fin de matinée. Ainsi, en 2015, les députés se sont réunis 186 fois, sur 254 jours ouvrables, et ont travaillé 1 077 heures. Une moyenne de quatre heures et vingt minutes par jour ouvrable. Les sénateurs ont fait pire : deux heures et cinquante-sept minutes par jour ouvrable. Une comptabilité qui ne tient pas compte de l'absentéisme. Dans ce domaine, avec respectivement des taux d'absentéisme de 99,4 % et 99 %, les sénateurs Antonio Angelucci et Niccolò Ghedini partagent la palme d'or. À...

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