Israël : le nouveau visage du nationalisme juif

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Ayelet Shaked (à gauche) a adopté un profil bas depuis sa nomination à la Justice. Au contraire de Miri Regev, qui, en charge de la Culture, entend mettre les artistes au pas.
Ayelet Shaked (à gauche) a adopté un profil bas depuis sa nomination à la Justice. Au contraire de Miri Regev, qui, en charge de la Culture, entend mettre les artistes au pas.

Ayelet Shaked n'a pas encore 40 ans et un visage à la Elizabeth Taylor : grands yeux verts, longs cheveux noirs et lèvres pulpeuses ; une jeune beauté à la tête du ministère de la Justice. Les commentaires machistes n'ont donc pas manqué et ont fait oublier le fond du problème, résumé en une phrase assassine par un député travailliste (aujourd'hui L'Union sioniste) : « Donner la Justice à Ayelet Shaked, c'est comme nommer un pyromane à la tête des services des pompiers? »

Mais il n'y a pas que la gauche qui s'inquiète. Récemment, le conseiller juridique du gouvernement n'a pas mâché ses mots à l'encontre de ceux qui « pensent que la séparation des pouvoirs est devenue peu claire et doit être redéfinie », dénonçant « des positions simplistes et sans fondement ». Personne n'a été dupe. La cible de Me Yehouda Weinstein n'était autre que la nouvelle ministre de la Justice.

Ayelet Shaked contre les bien-pensants, « ennemis d'Israël »

Numéro deux du Foyer juif, députée depuis 2013 du parti religieux d'extrême droite dirigé par Naftali Bennett, elle s'est fait une spécialité dans les déclarations fracassantes pro-colons et anti-palestiniennes. Cela, tout en étant le chantre de ceux qui, en Israël, veulent mettre au pas la Cour suprême accusée d'être « le suppôt du libéralisme de gauche et des tenants des droits de l'homme ». Tout en caressant dans le sens du poil le sentiment anti-élite de...

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