Israël - Journal de campagne (1) : alliances et désillusions

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Benyamin Netanyahou et son ancien ministre Yaïr Lapid, ici en 2013.
Benyamin Netanyahou et son ancien ministre Yaïr Lapid, ici en 2013.

"Bibi Netanyahou, roi d'Israël. Pas question de changer !" Le doigt pointé en direction de la journaliste de la chaîne 10, la femme, style ménagère de plus de 50 ans, fait des émules dans la foule attirée par les caméras. Les voilà qui reprennent en boucle le slogan. Les plus discrets se contentent de hocher la tête. Nous sommes dans le grand marché de Rehovot. Le bastion de la droite nationaliste d'une ville devenue électoralement célèbre. Lors des trois scrutins précédents, les résultats y ont coïncidé de façon quasi exacte avec ceux enregistrés au niveau national. Autant dire qu'à peine la campagne commencée, et à l'instar de l'Ohio devenu l'état-baromètre de la présidentielle américaine, cette cité proche de Tel-Aviv et ses 130 000 habitants font l'objet de toutes les attentions des médias comme des instituts de sondage. Dans les travées du marché, Bibi fait le plein. Pourtant, pour les habitués des campagnes électorales, comme ce célèbre sondeur qui accompagne la journaliste, la belle unanimité de 2009 autour du président du Likoud et Premier ministre sortant, semble un peu lézardée. Tel commerçant déclare que s'il a bien l'intention de voter pour Netanyahou, "ce n'est pas le coeur léger. Simplement, je ne vois personne qui soit apte à le remplacer." "Plus envie de jouer"L'un des responsables du marché, quand on le pousse dans ses retranchements, finit par avouer que l'élu de son coeur est un autre : Moshe Kahlon,...

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