Israël/Gaza - Le journal de guerre de Danièle Kriegel (4) : "Les nerfs à vif"

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Des soldats israéliens au cimetière militaire de Jérusalem lors des funérailles de leur camarade Max Steinberg, 24 ans, originaire des États-Unis.
Des soldats israéliens au cimetière militaire de Jérusalem lors des funérailles de leur camarade Max Steinberg, 24 ans, originaire des États-Unis.

Jérusalem, jeudi 24 juillet, 17e jour de la guerre.

Ouf ! Israël et ses agents de voyages qui étaient sur le point de craquer respirent ! L'agence fédérale américaine de l'aviation civile a annoncé, à 8 heures jeudi matin, qu'elle autorisait la reprise des vols de et vers Tel-Aviv. Pour les grandes compagnies européennes, il faudra encore attendre un peu. L'agence européenne doit se réunir à la mi-journée pour prendre une décision. L'isolement du pays par les airs n'aura donc duré que trente-six heures. Trop long, pour certains. Comme cet ancien vice-ministre de la Défense. En direct à la télé, il se demande si la suspension des vols, qui avait commencé avec les compagnies américaines, ne constitue pas "une trahison des États-Unis et de son chef suprême Barack Obama". Pas plus, pas moins. Les nerfs de cet ancien responsable gouvernemental ont-ils craqué ?

Dans le centre de la Jérusalem juive, de larges banderoles sont apparues ces derniers jours : sur un fond blanc-bleu, les couleurs du drapeau israélien, on peut lire "Nous sommes forts ensemble". Comme une sorte de méthode Coué alors que le bilan des pertes de l'armée ne cesse de monter. Depuis le début de l'offensive terrestre, 32 officiers et soldats ont perdu la vie. Plus d'une centaine ont été blessés, dont sept très grièvement. Les télés et les radios ont beau sonner les trompettes de l'héroïsme et de l'union nationale en multipliant les "belles" histoires et "l'exceptionnelle...

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