Israël-Gaza - Le journal de guerre de Danièle Kriegel (11) : "S'occuper un maximum pour ne pas craquer"

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À la frontière entre Israël et Gaza, un tir d'artillerie israélien le 30 juillet.
À la frontière entre Israël et Gaza, un tir d'artillerie israélien le 30 juillet.

Jérusalem, jeudi 31 juillet, 24e jour de la guerre Au café où j'ai mes habitudes, les visages sont de plus en plus fatigués. Et le ton des conversations se fait plus bas. Comme si la coutume de parler fort n'était plus de mise, presque indécente. À la table d'à côté, quatre hommes, la quarantaine dépassée. Visiblement, des dirigeants de PME. Peut-être liées à l'immobilier. Ce jeudi matin, ils s'inquiètent. Et si le marché - la fameuse bulle immobilière dont on parlait tant avant la guerre - allait s'effondrer ! Au bout de quelques minutes, l'un d'entre eux lâche, exaspéré : "De toute façon les gars, à ce stade, ça ne sert à rien de discuter !" Alors, comme pour détendre l'atmosphère, un plus jeune, je comprends qu'il habite Tel-Aviv, raconte comment lors de l'une des dernières alertes, en pleine nuit - ce n'était pas arrivé depuis 1991, lors de la première guerre du Golfe -, c'est son fils de 5 ans et demi qui l'a réveillé. S'ensuit tout un débat pour savoir si les jeunes enfants comprennent la situation. L'occasion d'une escarmouche tendue entre deux pères : "Et comment ! La preuve avec mon garçon qui a entendu l'alerte ! Tu dis n'importe quoi, lui répond un autre. Ma fille a 6 ans et je te dis que cela lui passe au-dessus de la tête !" Finalement, une information diffusée depuis mercredi par les médias va mettre tout le monde d'accord : les États-Unis ont dit oui à la demande israélienne d'une aide d'urgence en obus et autres...

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