Irak : "Sans déminage, il n'y a pas de reconstruction possible"

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Un habitant d'un village kakais de la plaine de Ninive retrouve sa maison.  
Un habitant d'un village kakais de la plaine de Ninive retrouve sa maison.  

Alors que la coalition internationale et le gouvernement irakien préparent la libération de Mossoul, la seconde ville d'Irak, et de la plaine de Ninive, plusieurs ONG préparent déjà « l'après » et le retour des populations civiles dans les zones contrôlées depuis plus deux ans par Daech. Parmi elles, Fraternité en Irak, très active depuis plusieurs années dans la plaine de Ninive auprès des chrétiens. En partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, elle vient de lancer un très ambitieux programme de formation de civils, des chrétiens et des kakais, au déminage dans des zones récemment libérées. Faraj Benoit Camurat est le président de cette ONG très active depuis longtemps auprès des chrétiens d'Irak et des autres minorités religieuses de la région.

Le Point.fr : La guerre contre Daech n'en est qu'à ses débuts. Elle sera longue. Et pourtant, vous venez de lancer un programme de formation de civils irakiens au déminage. Pourquoi ?

Faraj Benoit Camurat : Il est impossible d'avoir une idée précise du calendrier militaire. Nous ne maîtrisons évidemment pas ces informations, d'autant qu'au-delà des aspects concrets de la guerre, il y a beaucoup d'incertitudes politiques sur « l'après » et sur le contrôle de telle ou telle zone. Ce qui est sûr en revanche, c'est que Daech a consciencieusement miné tous les villages et toutes les zones qu'il...

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