Irak : "Le gouvernement n'est pas au service du pays"

le
0
Le Parlement a voté la confiance au nouveau Premier ministre irakien Haïder al-Abadi et à son gouvernement, le 8 septembre.
Le Parlement a voté la confiance au nouveau Premier ministre irakien Haïder al-Abadi et à son gouvernement, le 8 septembre.

L'Irak, en proie à une offensive des djihadistes de l'EI qui occupe un tiers du pays, vient de se doter d'un nouveau gouvernement à la suite de la démission du très controversé Premier ministre chiite Nouri al-Maliki. Est-ce le début d'une solution politique aux déchirements du pays ? Watheq al-Hashimi, le directeur du Centre irakien pour les études stratégiques, a répondu au Point.fr Le Point.fr : Que vous inspire la formation du nouveau gouvernement irakien ?

Watheq al-Hashimi : Je ne suis pas optimiste. Ce gouvernement a été constitué pour satisfaire les partis et non pour se mettre au service du pays. Pour satisfaire aussi nos deux grands parrains que sont l'Iran et les États-Unis. Nous avons un besoin urgent de techniciens et d'experts à la tête des ministères. Or, nous ne trouvons que des politiciens qui ont âprement négocié leur parcelle de pouvoir à des fins très personnelles. Une lutte où la corruption joue un grand rôle. Ces gens ont à peine conscience que 30 % du territoire sont tombés aux mains de l'État islamique. Les sunnites sont-ils mieux représentés ?

En apparence, l'équilibre confessionnel est respecté. Les sunnites se voient octroyer la vice-présidence, la présidence du Parlement et un poste de vice-Premier ministre. Mais c'était le cas auparavant. On a aussi déplacé certains d'entre eux vers d'autres ministères. Mais tout ça a peu d'importance, car les déséquilibres sont ailleurs,...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant