Inégalités salariales : "Il y a une pression sociale autour de la maternité"

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Photo du film We Want Sex Equality de Nigel Cole (2010)
Photo du film We Want Sex Equality de Nigel Cole (2010)

À l'appel des fondatrices de la newsletter Les Glorieuses, les femmes étaient invitées à cesser de travailler ce 7 novembre à 16 h 34 et 7 secondes, moment auquel, en raison des inégalités persistantes de salaires entre les sexes, elles travaillent « gratuitement » jusqu'à la fin de l'année. Pourquoi ces inégalités résistent malgré la loi et les progrès accomplis par les femmes, notamment en matière de formation. Interview de Sylvie Schweitzer, professeure à Lyon 2, auteure, entre autres, de Les Femmes ont toujours travaillé. Une histoire du travail des femmes, XIXe-XXe siècles (Odile Jacob).

Le Point.fr : Que vous inspire la persistance du plafond de verre ou des inégalités salariales hommes/femmes ?

Sylvie Schweitzer : Rappelons tout de même que les chiffres ne sont pas homogènes selon les études. Il faut savoir sur quoi on raisonne : s'agit-il de moyennes nationales ou de segments professionnels particuliers ? Si on raisonne toutes professions confondues, à l'échelle de la France, les disparités sont énormes ? de l'ordre de 30 %. Mais c'est en partie parce que les hommes et les femmes ne font pas les mêmes métiers. Les femmes sont surreprésentées dans des certaines professions qui ont autrefois été exclusivement féminines, et le sont encore maintenant à plus de 90 %, comme les infirmières. Or, à niveau de formation...

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