Immobilier : Panorimmo, l'arnaque qui a ruiné les plus faibles

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Entre 2001 et 2004, plus d’un millier de personnes (malades, en détresse financière, ou âgées) ont été victime d’une vaste escroquerie immobilière dont le procès s’ouvre ce mercredi à Paris.

Des personnes âgées, malades, en détresse financière, ou illettrées: ils sont plus d’un millier à avoir été victimes d’une vaste escroquerie immobilière, vieille de quatorze ans, dont le procès s’ouvre mercredi. Seize personnes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pendant un mois, pour répondre d’une longue liste de délits: escroquerie, mais aussi publicité mensongère, abus de faiblesse et autres malversations.

Parmi eux, des commerciaux, les fondateurs de la société Panorimmo, mise en liquidation en 2004, et des représentants d’une banque, Creatis. C’est en 2002 que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes est alertée d’agissements douteux de Panorimmo. Cette société créée en 2001 opère sur le créneau des «marchands de liste», censés faciliter les transactions entre particuliers sans que ceux-ci ne doivent passer par une agence immobilière.

Elle fait miroiter à ses clients une vente éclair de leur maison ou appartement, à des prix supérieurs à ceux du marché. Pour ce faire, Panorimmo prétend «drainer des millions de contacts potentiels en France et à l’étranger» et «développer une puissante force de communication».

«Satisfait ou remboursé» et contacts factices

La société facture ses prestations entre 2.400 et 19.000 euros, à régler par chèques ou en souscrivant un crédit présenté comme «gratuit» auprès de Creatis, à l’époque filiale du Crédit municipal de Lille. Les clients se voient proposer une garantie «Satisfait ou remboursé», si leur bien ne devait pas trouver preneur. Mais une fois les chèques signés ou le crédit souscrit, le plus souvent, Panorimmo ne donne plus de nouvelles. Beaucoup de clients ne reçoivent aucune offre. Les numéros d’acheteurs potentiels, quand ils sont fournis, sonnent dans le vide.

Certains attendent encore le photographe censé immortaliser leur bien pour illustrer une annonce. L’enquête fait apparaître des méthodes commerciales douteuses - contrats antidatés, délais de rétractation pris à la légère - ou franchement abusives. Nombreux sont en effet les clients affaiblis par l’âge, la maladie, la précarité, ou des drames familiaux, et dont les contrats sont remplis par les démarcheurs eux-mêmes.

Il y a une veuve diminuée après un cancer du sein et dont la vision est altérée par un diabète sévère, un homme récemment victime d’une congestion cérébrale, une femme en instance de divorce, RMIste, avec deux enfants à charge. Ou encore une cliente pressée de vendre la maison dans laquelle son mari s’est suicidé sous ses yeux.

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  • gache1 il y a 10 mois

    14 ans pour commencer à voir le bout du tunnel ! De qui se moque t-on ? Pas grave, les plaignants seront bientôt tous morts ! Voila comment la justice est complice dans l'organisation d'une impunité.

  • fquiroga il y a 10 mois

    les agés auront ete effacés de la liste apres 14 ans.....

  • paspil il y a 11 mois

    14 ans à attendre la justice ... on debute le proccès , après sans doute l'appel suivi de la cour de cassation ... serieusement les politiciens n'aiment pas la justice ... pas de moyen , des procedures à rallonge ...