Immobilier : les acheteurs sont plus vieux et plus riches qu'il y a 10 ans

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INFOGRAPHIE - Le profil type de l’acquéreur a évolué cette dernière décennie. L’apport nécessaire pour acheter un bien immobilier en France a doublé en 10 ans.

L’acquéreur d’une maison ou d’un appartement est toujours dans 70% des cas un primo-accédant, c’est-à-dire qu’il s’agit de son premier achat. Mais il est plus riche qu’il y a dix ans. Une étude publiée ce mercredi par le courtier en crédit immobilier Meilleurtaux.com dresse le portrait de l’emprunteur en 2014. Premier constat: ses moyens financiers ont dû s’adapter aux sommets atteints par les prix du marché.

Seconde observation qui est aussi une conséquence de la première: il doit souvent solliciter l’aide des proches pour réaliser son projet. D’après les statistiques présentées dans l’étude, l’âge moyen des candidats à l’accession est aujourd’hui de 37,4 ans. Il n’était que de 32,7 ans en 2004. Dans le Sud-Est du pays, il atteint même près de 39 ans. Les Français se lancent donc plus tardivement et avec des revenus plus conséquents. Le revenu moyen par foyers est de 5237 euros, mais là encore, les disparités régionales sont importantes. Dans l’Est de l’Hexagone, les ménages qui sollicitent un prêt auprès des banques disposent en moyenne de 4300 euros de revenus nets quand les Franciliens avancent 6462 euros, et les Parisiens… 7998 euros!

Un crédit sur 18 ans

Des revenus conséquents donc, mais aussi un joli bas de laine bien fourni. L’apport moyen détenu par les candidats à l’accession a dépassé la barre des 50.000 euros en 2010 et s’établit aujourd’hui à 68.808 euros. En Île-de-France, il atteint même la somme de 108.892 euros! À titre de comparaison, l’apport moyen était de 35.000 euros en 2004 ce qui signifie qu’il a quasiment doublé en 10 ans relève Meilleurtaux.com. «Pour relativiser ce chiffre très impressionnant, notons que l’apport français médian en 2014 s’élève quant à lui à 27.000 euros, ce qui signifie que 50 % de nos emprunteurs ont pu devenir propriétaires avec un apport inférieur à cette somme», tempère Hervé Hatt, président du courtier en ligne, dans un communiqué. «Néanmoins les chiffres parlent d’eux-mêmes, en prenant en considération les apports moyen et médian il apparaît plus que jamais incontestable que l’achat immobilier est souvent conditionné à une solidarité familiale qui fonctionne», ajoute Maël Bernier.

Autre confirmation apporter par l’étude, les emprunteurs, qui s’engagent en moyenne sur 18 ans, sont très loin d’acquérir la même surface. Ainsi avec une transaction moyenne la plus faible à 224.683 euros, l’emprunteur lillois achète 74m2, quand le Toulousain finance 105 m2 en empruntant 259.472 euros. À Marseille, l’achat moyen est de…8.625 euros et correspond à une surface de 115 m2. Mais à Paris, où le montant moyen des transactions atteint 445.917euros, les parisiens ne peuvent devenir propriétaire que de 52m2.

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