Immobilier : le prix du mètre carré retombe sous les 8000 euros à Paris

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Selon le réseau Meilleursagents.com, la baisse des prix dans la capitale s'est accélérée durant l'été.

Les prix parisiens, qui s'élevaient encore en moyenne à 8280 euros le mètre carrés au printemps, sont passés cet été sous la barre des 8000 euros le mètre carré. Selon le baromètre publié ce vendredi par le réseau d'agences MeilleursAgents.com, la capitale a vu ses prix baisser de 1,5% en juillet-août, après avoir déjà accusé un recul de 2% depuis le début de l'année. Le mètre carré se négocierait désormais à 7930 euros, soit 660 euros (-7,7 %) de moins qu'à son plus haut historique en juin 2011.

Cette baisse marquée touche particulièrement les petites surfaces (-2,9 % pendant les deux mois d'été) «C'est exactement la saisonnalité que nous avons constatée en 2012 et en 2013. Elle s'explique par la différence de dynamique du marché des petites surfaces et celui des grandes surfaces. Les investisseurs ayant été progressivement écartés pour ne pas dire 'dégoûtés' du marché par les déclarations, puis les décisions et les lois dictées par le gouvernement», précise Sébatien de Lafond, président et cofondateur de MeilleursAgents.com. Il ajoute que contrairement aux petites surfaces, les appartements familiaux (3 pièces et plus) ont été moins touchés par ce phénomène et ont un peu mieux résisté - car toujours demandés jusqu'au milieu de l'été. Ce qui a maintenu les prix au premier semestre, même si la tendance devrait s'inverser. Car si MeilleursAgents.com souligne que les récentes annonces du gouvernement vont dans le bon sens, «il ne faut pas attendre de miracle».

Le pouvoir d'achat immobilier a pourtant fortement augmenté

En banlieue parisienne, les prix suivent une tendance baissière légèrement moins forte qu'à Paris: -0,3 % dans les Hauts-de-Seine entre le 1er juillet et le 31 août, -0,4 % dans le 94 mais une légère hausse de + 0,4 % dans le 93. La petite couronne a ainsi vu ses prix moyens baisser de -0,7 % depuis le début de l'année, un niveau de baisse des prix identique à celui de la grande couronne sur la même période. «Comme en 2012 et en 2013, la baisse des prix initiée au premier semestre, se poursuivra jusqu'à la fin de l'année et atteindra la fourchette que nous annoncions dès janvier dernier avec une réduction de -3 % à -5 %»,conclut Sébastien de Lafond.

Cette baisse des prix, qui s'explique donc par une désertion des acquéreurs, intervient alors que les conditions de crédits n'ont jamais été aussi intéressantes. «Les taux des crédits ayant eux aussi considérablement baissé (-1,6% depuis juin 2011), le pouvoir d'achat immobilier a augmenté très significativement, de plus de 20% en 3 ans», constate Sébastien de Lafond. «Ce gain ne concerne qu'un petit nombre d'acheteurs considérés comme solvables par les banques qui maintiennent des conditions d'accès au crédit extrêmement rigoureuses», déplore-t-il. Un sondage publié ce matin par le réseau d'agences immobilières Orpi montre d'ailleurs que les Français rendent les banques responsables de la morosité du marché.

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