Immobilier: la conjoncture économique freine les Français

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La majorité des Français considère que la conjoncture économique n'est pas propice à l'achat immobilier et jugent qu'il est difficile de décrocher un prêt, selon la Fnaim. Pourtant, les taux des crédits immobiliers sont au plus bas historique. Les prix ont eux reculé de 1,9% en un an.

La crise pèse de plus en plus lourd sur le moral des ménages et freine leur désir d'acheter un logement. Six Français sur dix (62%) jugent ainsi que le contexte économique n'est pas propice à l'achat d'un bien immobilier, un pourcentage en hausse de huit points par rapport à il y a un an, selon un sondage Ifop (1), réalisé pour la Fnaim. La majorité d'entre eux (76%) pensent aussi qu'il est plus difficile d'emprunter qu'il y a an. Et seuls 58% (contre 75% il y a un an) considèrent que les taux des crédits immobiliers sont aujourd'hui attractifs. Pourtant, les taux sont à un niveau historiquement bas. Les prêts sur 15 ans se négocient désormais à 2,45% sur 15 ans (contre 2,61% en juillet 2013) et à 2,70% sur 20 ans (2,95% il y a an), selon Philippe Taboret, directeur adjoint du courtier Cafpi.

Ils sont de plus moins, nombreux qu'il y a un an à considérer que la période actuelle offre davantage d'opportunités de «réaliser de bonnes affaires immobilières» qu'auparavant: ils sont ainsi 54% contre 58% il y a un an! Les prix de la pierre, il est vrai, baissent peu. Au deuxième trimestre, ils ont reculé de 0,2% en France (+0,5% pour les appartements et -0,7% pour les maisons), selon la Fnaim. La décrue a seulement été perceptible en province (-0,5%), alors qu'en Ile-de-France, les prix ont rebondi (+0,9% en moyenne et +1,5% pour les appartements). Ces évolutions sont proches de celles constatées par le réseau Century 21, bien implanté à Paris et dans les grandes métropoles, selon lequel les prix se sont tassés au premier semestre (-0,4 %). En revanche, pour Laforêt, davantage positionné dans les petites villes, les prix de l'immobilier ancien ont reculé de 2,5 % au cours des six premiers mois de l'année.

Les 25/34 ans de moins en moins propriétaires

En un an, selon la Fnaim, en un an, les prix ont reculé de 1,9% en France (-1,8% en province et -2,2% en Ile-de-France). De son côté, le Crédit foncier a noté une baisse des prix depuis un an d'1,3% en province et d'1,6% à Paris.

«L'écart entre les villes moins touchées par la crise et les campagnes est de plus en plus important», note Jean-François Buet, président de la Fnaim. Dans les premières, le marché immobilier résiste nettement mieux que dans les petites villes ou à la campagne «où l'activité chute». Il existe aussi d'importantes disparités au sein des grandes villes: en un an, les prix ont chuté de 5,8% à Reims et de 3,8% à Metz, selon la Fnaim. Mais, ils ont grimpé de 4,4% à Bordeaux, devenue la deuxième ville la plus chère de France, de 2,1% à Montpellier, de 1,8% à Nantes et de 1% à Lyon.

(1) Cette étude a été réalisée par Internet du 11 au 16 juin, selon la méthode des quotas, auprès d'un échantillon national représentatif de 864 Français âgés de 25 ans et plus

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  • sparre le vendredi 4 juil 2014 à 08:34

    C'est une lapalissade de dire qu'avec ce gouvernement qui taxe a tout va les propriétaires, il est urgent d'attendre son départ pour y voir plus clair.